KASABIAN – Act III (2026)
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Après un Happenings en demi-teinte, les Britanniques de Kasabian retrouvent quelques couleurs avec le groove électrorock de leur neuvième album, le percutant Act III.
Bientôt trois décennies d’activité au compteur, et toujours cette même volonté de marier, avec plus ou moins de bonheur, la fluidité synthétique de l’électro à l’énergie brute du rock. Ce nouvel opus revisite cette formule sans chercher à la réinventer et se révèle finalement plutôt convaincant.
Après quelques secondes d’introduction, les choses sérieuses démarrent véritablement avec le rock downtempo et imparable de Soulmate. La voix de Sergio Pizzorno, toujours aussi intense et volontiers abrasive, contribue ensuite à l’explosion électro-punk de Hippie Sunshine. Au milieu de cette déferlante, quelques secondes de langueur au piano viennent apporter une respiration bienvenue et un cachet singulier au morceau. L’atmosphère se fait ensuite plus pop et, surtout, un brin plus dansante avec le rythme chaloupé de Superpowers. L’entrain gagne encore en intensité sur Great Pretender, avant que Nothing Better Than This ne fasse rugir les guitares et ne s’impose comme l’un des sommets de l’album. Avec son refrain fédérateur et son énergie communicative, le titre possède d’ailleurs tous les ingrédients pour devenir un nouvel hymne du quatuor sur scène.
La seconde moitié d’Act III poursuit cette exploration des différentes facettes de la formation de Leicester. Les pulsations taillées pour le dancefloor de Silver Apple Eyes et les arrangements aux accents urbains de The Guru And The Crypto Time Machine rappellent l’appétit de Kasabian pour les rythmiques électroniques, tandis que Hyper//Rising renoue avec une pesanteur rock plus frontale. Le combo anglais sait également lever le pied. Plus délicat, Glide apporte une parenthèse mélodique enchantée, avant que les intonations soul de la ballade finale Say You (Closer) ne viennent refermer le disque sur une note plus douce.
Si certains titres apparaissent plus convenus que d’autres, Act III montre néanmoins que Kasabian a retrouvé une partie de son inspiration et cette alchimie qui lui permet de faire dialoguer rock, électro, pop et soul avec naturel.
(7)
De qui parle-t-on ? :
Quatuor Anglais actif depuis 1997, emmené désormais par le guitariste et chanteur Sergio Pizzorno, accompagné des musiciens Chris Edwards, Ian Matthews et Tim Carter.
De quoi parle-t-on ? :
Électrorock dansant, aux accents pop et nuances soul.
Rythme :
- Je me suis endormi
- Ne me perturbe pas quand je lis en même temps
- Mes pieds se mettent à bouger
- Je me lève et je danse
Le groupe maitrise depuis longtemps les rouages du dancefloor.
Accessibilité :
- Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie
- Les refrains entrent directement dans ma tête
- Que des hits taillés pour les stades
Difficile de résister à l’efficacité mélodique du combo.
Audience :
- J’ai du succès avec mes goûts musicaux
- Peut-être écouté sans déranger personne
- Tout le monde s’enfuit lorsque je l’écoute
- Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter
Déjà très populaire, le quatuor devrait une nouvelle fois combler ses fidèles avec ce nouvel opus.
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