CHELSEA WOLFE – The Dark (2026)
/image%2F1371206%2F20260825%2Fob_bd9b05_chelsea-wolfe-the-dark.jpg)
Sorcière des mondes gothiques, la Californienne Chelsea Wolfe revient envoûter ses fidèles avec le rock tour à tour folk et noisy de son neuvième album, le bien nommé The Dark.
Dans un climat plus tempéré que sur le ténébreux She Reaches Out To She Reaches Out To She, la diva de l’apocalypse cultive à nouveau cet art du clair-obscur qui lui est si cher, entremêlant à merveille le feu et la glace, la douceur et la fureur.
L’entame se fait dans la langueur avec le folk crépusculaire de Cold, qui installe d’emblée cette ambiance mélancolique et inquiétante dont Chelsea Wolfe a le secret. Seethe, morceau le plus fiévreux de l’album, rompt ensuite cette torpeur avec ses riffs acérés et sa tension nerveuse. Sur Humours, le tempo reste soutenu, mais plonge cette fois dans un bain d’electropop, où les textures synthétiques apportent une dimension presque hypnotique.
Ce nouvel opus fait la part belle aux ballades, sans pour autant renoncer à une certaine rugosité. Swallower, Halo, I’m Not There ou encore l’éponyme The Dark privilégient ainsi les atmosphères éthérées aux déflagrations, sans jamais sombrer dans la mièvrerie. La voix de la native de Roseville, tout à la fois suave, profonde et spectrale, impose sa présence et donne à chaque titre une intensité presque charnelle. Elle irradie encore le rock downtempo de Turn The Key, avant de s’élever dans le crescendo sublime de Death Is Not The End, l’un des sommets de l’album. Puis l’Américaine nous quitte sur le minimalisme quasi mystique de Dancer In The Sky.
Moins frontal que son prédécesseur, The Dark n’en est pas moins habité. Chelsea Wolfe y délaisse en partie les abysses pour explorer une obscurité plus feutrée, faite de silences, de murmures et de flambées électriques.
(7,5)
De qui parle-t-on ? :
Musicienne et chanteuse Américaine, active depuis 2009.
De quoi parle-t-on ? :
Folk-rock tout à la fois sombre et angélique, partagé entre longues plages de langueur et riffs incandescents.
Rythme :
- Je me suis endormi
- Ne me perturbe pas quand je lis en même temps
- Mes pieds se mettent à bouger
- Je me lève et je danse
L’intensité surgit parfois, mais la mélancolie et la lenteur règnent sur l’album.
Accessibilité :
- Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie
- Les refrains entrent directement dans ma tête
- Que des hits taillés pour les stades
Une beauté mélodique indéniable, enveloppée dans un clair-obscur qui demande à être apprivoisé.
Audience :
- J’ai du succès avec mes goûts musicaux
- Peut-être écouté sans déranger personne
- Tout le monde s’enfuit lorsque je l’écoute
- Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter
Cette structure harmonique, un brin complexe, pourra dérouter certains auditeurs.
/image%2F1371206%2F20260825%2Fob_93c784_papasfritas-5.png)
/image%2F1371206%2F20260825%2Fob_2aebcc_sorties-de-la-semaine-2.png)