OPUS KINK – The Sweet Goodbye (2026)
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Les Anglais d’Opus Kink fusionnent avec éclat les cuivres chauffés à blanc du jazz et les guitares rugueuses du rock sur leur premier album, l’excellent The Sweet Goodbye.
En activité depuis près d’une décennie, le collectif de Brighton a pris le temps de façonner son identité avant de franchir le cap du premier opus. Plutôt que de multiplier les sessions en studio, les six musiciens ont préféré forger leur réputation sur scène, où leur intensité et leur sens de la performance ont rapidement marqué les esprits.
À l’instar des Mancuniens de Maruja, Opus Kink excelle dans l’art du chaos organisé. Les cuivres dialoguent avec des guitares abrasives, la section rythmique propulse des morceaux constamment au bord de l’implosion, tandis que le chant, habité et théâtral, apporte une dimension presque dramatique à l’ensemble.
Les trompettes de l’apocalypse se font déjà entendre à l’entame de Come Over, Do Me Wrong, avant que la voix explosive d’Angus Rogers ne précipite le morceau dans une véritable tempête sonore. Will It Come For You? débute sur des accents pop entraînants avant de basculer progressivement dans une fureur post-punk débridée. La même tension traverse I’m A Pretty Showday, avant que l’album ne s’accorde une respiration bienvenue avec le rock plus contenu de The Sweet Goodbye et le jazz langoureux de Peckham Nocturne. Les New Eves, figures montantes de la scène britannique, viennent prêter main-forte au groupe sur le brûlant The Head Tree, dont elles accentuent encore la dimension incandescente. Après les décharges pop-punk de 448C et Crucify!, le combo choisit de refermer le disque sur une note plus apaisée avec la superbe ballade Oh, Irony!.
The Sweet Goodbye est de ces albums qui ne livrent pas immédiatement tous leurs secrets. Derrière ses quelques excès de démesure, il révèle surtout la personnalité affirmée d’Opus Kink, un groupe déjà capable de se démarquer dans le paysage encombré du rock britannique actuel.
(8)
De qui parle-t-on ? :
Groupe Anglais, actif depuis 2017, composé de Sam Abbo, Angus Rogers, Jazz Pope, Jed Morgans, Jack Banjo Courtney et Fin Abbo.
De quoi parle-t-on ? :
Un cocktail incandescent de post-punk, de jazz-rock et d’expérimentations sonores.
Rythme :
- Je me suis endormi
- Ne me perturbe pas quand je lis en même temps
- Mes pieds se mettent à bouger
- Je me lève et je danse
Un disque explosif, mais ses incessantes ruptures de rythme invitent davantage à l’écoute attentive qu’au mouvement.
Accessibilité :
- Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie
- Les refrains entrent directement dans ma tête
- Que des hits taillés pour les stades
L’archétype du disque qui ne livre ses secrets qu’après de multiples écoutes.
Audience :
- J’ai du succès avec mes goûts musicaux
- Peut-être écouté sans déranger personne
- Tout le monde s’enfuit lorsque je l’écoute
- Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter
Les arrangements chaotiques de cet album risquent de dérouter les amateurs de musique plus accessible.

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