THE TUBS – Hard Life (2026)
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Déjà troisième opus des Gallois de The Tubs, Hard Life perpétue ce rock entraînant, profondément imprégné de folklore britannique.
Entremêler avec autant de naturel l’intensité de l’indie-rock aux sonorités et aux atmosphères de la culture celtique relève d’un art très singulier, que les formations d’outre-Manche semblent particulièrement bien maîtriser. Sans révolutionner la recette élaborée sur ses deux premiers essais, le combo de Cardiff affine ici son approche et revisite une formule de rock old school solidement ancrée dans les années 1980.
L’entrain emplit d’emblée l’atmosphère avec les notes mélodiques, légèrement abrasives, de l’éponyme Hard Life. Le rythme monte encore d’un cran avec Who’s Gonna Love You Now?, single particulièrement accrocheur sur lequel la voix suave d’Owen Williams virevolte au-dessus d’un rock aussi nerveux qu’efficace. Son timbre, par instants étonnamment proche de celui de Peter Buck, laisse planer l’ombre des légendaires Américains de R.E.M., notamment sur le rock plus downtempo de If You Don’t Love Me.
L’album puise ainsi largement dans un passé musical parfaitement identifiable, tout en affirmant une véritable personnalité à travers une palette sonore particulièrement étendue. Le rock rugueux de Heaven Or London, Now And Then et Hell apporte une énergie plus frontale, tandis que Didn’t I Say? et The Way It Goes ralentissent le tempo pour laisser s’exprimer une langueur toute folklorique. À l’opposé, la sublime ballade As Long As You Leave dévoile un visage plus mélancolique du quatuor. Cette alternance entre tension et apaisement contribue d’ailleurs largement à l’équilibre de l’album, en faisant cohabiter avec brio énergie post-punk, héritage indie d’un autre temps et traditions musicales britanniques.
Avec Hard Life, The Tubs confirme ainsi la pertinence de ce rock à la fois brut et mélodique, traversé d’une certaine forme de nostalgie, mais suffisamment personnel pour ne jamais se réduire à un simple exercice de revival.
(7,5)
De qui parle-t-on ? :
Groupe anglais actif depuis 2018, composé de Dan Lucas, Owen Williams, Max Warren et Taylor Stewart.
De quoi parle-t-on ? :
Un indie-rock intense et enjoué, nourri de folklore britannique.
Rythme :
- Je me suis endormi
- Ne me perturbe pas quand je lis en même temps
- Mes pieds se mettent à bouger
- Je me lève et je danse
À quelques exceptions près, l’album affiche un rythme plutôt soutenu.
Accessibilité :
- Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie
- Les refrains entrent directement dans ma tête
- Que des hits taillés pour les stades
De l’intensité, certes, mais aussi une remarquable fluidité harmonique.
Audience :
- J’ai du succès avec mes goûts musicaux
- Peut-être écouté sans déranger personne
- Tout le monde s’enfuit lorsque je l’écoute
- Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter
Un album qui pourrait permettre au groupe de gagner encore en notoriété de l’autre côté de la Manche.
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