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La Critique Selon Moi
6 juin 2026

OVERPASS – Elsewhere, Always (2026)

 

Nouvelle sensation de la scène britannique, Overpass confirme les attentes suscitées par ses premiers singles avec Elsewhere, Always, premier album qui conjugue fougue juvénile et sens aigu de la mélodie.

Derrière un rock fiévreux, somme toute assez classique dans sa forme, le combo de Birmingham révèle un véritable talent pour les refrains imparables et les mélodies immédiatement mémorables.

Dès l’ouverture, Union Station plonge l’auditeur dans une fournaise rock aux accents très nineties, portée par des guitares nerveuses et une énergie communicative. Le tempo se fait ensuite plus retenu sur Sandman, où le groupe laisse davantage de place à l’émotion sans sacrifier son efficacité harmonique. Avec Is This Real?, la formation anglaise remet le pied sur l’accélérateur et injecte une dose supplémentaire de pop dans une chanson aussi immédiate qu’accrocheuse. Max Newbold et ses acolytes dévoilent également leur versant le plus sensible avec Fall In Love, première véritable ballade du disque. La seconde moitié de l’album confirme les qualités entrevues sur les premiers titres. Overpass alterne habilement des hymnes taillés pour les festivals, comme I Will et Get Up!, et des morceaux plus introspectifs tels que Spinning ou Heaven, tout en cultivant un véritable art de la ritournelle. Héritier de la tradition mélodique de Catfish And The Bottlemen ou des Courteeners, le quatuor évite toutefois l'écueil du simple mimétisme grâce à une écriture déjà bien affirmée.

Sans révolutionner les codes de l’indie rock, Elsewhere, Always séduit par la fraîcheur de son écriture, la cohérence de son propos et l’évidence de ses mélodies. Un premier essai convaincant qui laisse entrevoir un avenir prometteur pour Overpass.

(7,5)

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe Anglais, actif depuis 2021, composé de Max Newbold au chant et à la guitare, Elliot Rawlings à la guitare, India Armstrong à la basse et Jake Bishop à la batterie.

 

 

De quoi parle-t-on ? :

Indie rock nineties aux accents typiquement britanniques, dans la veine de Catfish And The Bottlemen et des Courteeners.

 

 

Rythme :

  • Je me suis endormi
  • Ne me perturbe pas quand je lis en même temps
  • Mes pieds se mettent à bouger
  • Je me lève et je danse

Quelques instants de langueur, vite rattrapés par une énergie communicative qui donne envie de bouger.

 

 

Accessibilité :

  • Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie
  • Les refrains entrent directement dans ma tête
  • Que des hits taillés pour les stades

Le quatuor maîtrise indéniablement l’art de la ritournelle.

 

 

Audience :

  • J’ai du succès avec mes goûts musicaux
  • Peut-être écouté sans déranger personne
  • Tout le monde s’enfuit lorsque je l’écoute
  • Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

Une ferveur parfois excessive et un style un peu trop balisé pour réellement séduire le grand public.

 

 

 

 

 

 

 

 

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