BLOC PARTY – Anatomy Of A Brief Romance (2026)
/image%2F1371206%2F20260912%2Fob_fa25e7_bloc-party-anatomy-of-a-brief-romanc.jpg)
Le post-punk des Anglais de Bloc Party poursuit sa dérive vers des contrées toujours plus synthétiques avec Anatomy Of A Brief Romance, un disque malheureusement assez convenu.
Il faut désormais se rendre à l’évidence : le rock est une composante en voie de disparition dans les compositions du quatuor londonien. Les guitares, encore très présentes sur Alpha Games, se font plus discrètes, reléguées derrière des nappes de synthétiseurs et des productions electropop beaucoup plus policées. Un virage qui risque de couper définitivement le groupe de la frange la plus intransigeante de son auditoire, celle qui avait succombé aux riffs anguleux et à l’urgence des premiers albums.
La pop langoureuse, et un brin trop sucrée, de 22.01.22 confirme d’emblée cette nouvelle orientation. Pourtant, la ferveur et les riffs abrasifs qui s’imposent sur le single Coming On Strong laissent espérer un retour plus régulier des arpèges rock. Mais cette éclaircie est de courte durée. La synthpop aseptisée de Love Bombs, Pigwig et Lagoon Blue vient rapidement éteindre cette lueur d’espoir.
Tout n’est cependant pas à jeter. La voix profonde et immédiatement reconnaissable de Kele Okereke fait encore quelques merveilles, notamment sur la pop downtempo de Muscleworks et de Worst Birthday Ever, ainsi que sur Moving On, plus intense. Mais ces quelques bons moments restent trop isolés pour réellement inverser la tendance. Le combo britannique peine ainsi à maintenir l’intérêt sur la durée et retombe rapidement dans ses travers avec les nappes électroniques sans véritable relief de Now We Can’t Be Friends, Stories ou encore d’Eulogy.
Anatomy Of A Brief Romance n’est donc pas un naufrage, mais à force de lisser son propos, Bloc Party livre surtout un album prévisible, dont les quelques éclairs ne suffisent pas à dissiper l’impression de déjà-vu.
(6)
De qui parle-t-on ? :
Groupe anglais, actif depuis 1999, composé des deux membres d’origine Kele Okereke et Russell Lissack, accompagné de Harry Deacon et de la batteuse Louise Bartle.
De quoi parle-t-on ? :
Le post-punk a fait long feu, désormais supplanté par l’entrain électropop.
Rythme :
- Je me suis endormi
- Ne me perturbe pas quand je lis en même temps
- Mes pieds se mettent à bouger
- Je me lève et je danse
Le groupe lorgne désormais clairement du côté des dancefloors.
Accessibilité :
- Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie
- Les refrains entrent directement dans ma tête
- Que des hits taillés pour les stades
Les arrangements électropop fluidifient davantage ces mélodies.
Audience :
- J’ai du succès avec mes goûts musicaux
- Peut-être écouté sans déranger personne
- Tout le monde s’enfuit lorsque je l’écoute
- Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter
En s’éloignant de son auditoire d’origine, le combo pourrait néanmoins trouver un nouveau public.
/image%2F1371206%2F20260825%2Fob_93c784_papasfritas-5.png)
/image%2F1371206%2F20260825%2Fob_2aebcc_sorties-de-la-semaine-2.png)