JOHNNY MARR – The Age Of Everything (2026)
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L’Anglais Johnny Marr revient en solo avec le pop-rock sans grande surprise, mais toujours aussi efficace, de son cinquième opus, The Age Of Everything.
Désormais bien installé dans la soixantaine, le Britannique livre un disque assez inégal, où l’excellent côtoie parfois le dispensable. Mais l’ancien guitariste des Smiths possède encore suffisamment de métier, de mélodie et de personnalité pour faire régulièrement basculer l’album du bon côté des choses.
D’entrée, Spin et Beyond The Rain, avec leur britpop aussi lisse qu’inoffensive, laissent augurer d’un exercice plutôt convenu. La machine s’emballe heureusement avec It’s Time, single au rythme plus nerveux où l’art de la mélodie du Mancunien se mue en hymne fédérateur. L’album retombe cependant d’un cran avec le langoureux How Come, dont les atmosphères vaporeuses peinent à véritablement accrocher l’auditeur.
Il suffit pourtant de quelques notes pour que Ophelia redresse la barre : son gimmick de guitare, typique du Mancunien, tutoie à nouveau les étoiles et remet au premier plan cette capacité à transformer un simple motif de six-cordes en véritable élément mélodique. Avec sa voix suave et immédiatement reconnaissable, l’Anglais navigue ainsi entre morceaux convenus et éclairs de génie. Le rock plus frontal de Just Once More et Fire With Fire compte parmi les réussites les plus évidentes du disque, et apporte une énergie bienvenue à un ensemble parfois trop sage. Dans un autre registre, All In A Life, qui referme l’album sur une pop angélique et lumineuse, offre une fin plus élégante.
On pourra donc regretter que The Age Of Everything manque par moments d’audace et s’égare dans quelques compositions trop formatées. Mais Johnny Marr produit encore assez d’étincelles pour rappeler qu’il demeure un formidable faiseur de chansons.
(6,5)
De qui parle-t-on ? :
Musicien et chanteur anglais actif depuis 1982, Johnny Marr est surtout connu pour avoir été, aux côtés de Morrissey, le guitariste et coleader des légendaires The Smiths dans les années 1980.
De quoi parle-t-on ? :
Une britpop mélodique aux accents downtempo.
Rythme :
- Je me suis endormi
- Ne me perturbe pas quand je lis en même temps
- Mes pieds se mettent à bouger
- Je me lève et je danse
Quelques envolées rythmiques, mais un ensemble qui baigne surtout dans la langueur.
Accessibilité :
- Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie
- Les refrains entrent directement dans ma tête
- Que des hits taillés pour les stades
Un sens inné de la mélodie, affûté depuis les années 1980.
Audience :
- J’ai du succès avec mes goûts musicaux
- Peut-être écouté sans déranger personne
- Tout le monde s’enfuit lorsque je l’écoute
- Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter
L’Anglais bénéficie toujours de l’aura mythique de The Smiths, groupe légendaire dont il fut l’un des artisans.
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