BOARDS OF CANADA – Inferno (2026)
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Treize longues années après Tomorrow’s Harvest, les Écossais de Boards Of Canada signent enfin leur grand retour avec Inferno et ses paysages synthétiques aussi fascinants qu’inquiétants.
Depuis plus de trois décennies, le combo britannique occupe une place à part dans la musique électronique. Peu de groupes parviennent à créer un univers aussi singulier, où les rythmiques semblent flotter dans un brouillard mélodique oscillant constamment entre émerveillement et menace latente. Ce cinquième album ne déroge pas à cette règle. Tout au long de ses soixante-dix minutes, il accentue encore davantage son caractère sombre et expérimental.
Après le très bref Introit, les notes lancinantes et légèrement angoissantes de Prophecy At 1420 MHz prennent possession de l’espace sonore. La dissonance cosmique, marque de fabrique du groupe, se déploie ensuite sur Hydrogen Helium Lithium Leviathan. Plus présentes que sur les précédents albums, les voix font alors leur apparition. D’abord sous la forme d’un spoken word mystérieux sur Age Of Capricorn, puis à travers les accents hip-hop de Father And Son. Ce dernier morceau introduit un groove plus affirmé que le duo approfondit plus loin sur les boucles hypnotiques de Naraka, The Word Becomes Flesh, Blood In The Labyrinth et Arena Americanada. Au fil des pistes, ce nouvel opus façonne ainsi une expérience immersive où chaque détail semble soigneusement pensé pour nourrir un sentiment d’étrangeté permanente.
Plus qu’un simple retour discographique, Inferno confirme une nouvelle fois la capacité de Boards of Canada à bâtir des mondes sonores uniques, où la beauté mélancolique côtoie en permanence des visions dystopiques.
(8)
De qui parle-t-on ? :
Duo Ecossais, actif depuis 1986, composé de Mike Sandison et Marcus Eoin.
De quoi parle-t-on ? :
Fidèle à son esthétique électronique expérimentale et dystopique, l'album se distingue par une utilisation plus prononcée du chant.
Rythme :
- Je me suis endormi
- Ne me perturbe pas quand je lis en même temps
- Mes pieds se mettent à bouger
- Je me lève et je danse
Le groove de certains morceaux donne parfois envie de battre la mesure.
Accessibilité :
- Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie
- Les refrains entrent directement dans ma tête
- Que des hits taillés pour les stades
D’abord insaisissables, ces nouvelles mélodies finissent par s’imposer après quelques écoutes.
Audience :
- J’ai du succès avec mes goûts musicaux
- Peut-être écouté sans déranger personne
- Tout le monde s’enfuit lorsque je l’écoute
- Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter
Ces arrangements synthétiques expérimentaux prennent résolument leurs distances avec les codes de l’électronique grand public.

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