La Critique Selon Moi
30 avril 2013

PAPAS FRITAS – Buildings And Grounds (2000)

 

Avec la création de ce blog, je ne pouvais décemment pas oublier, parmi mes différentes critiques, le groupe qui, depuis plusieurs années déjà, influence mon identifiant sur Internet.

 

Ce trio originaire de Somerville, dans le Massachusetts, a connu une carrière aussi brève que fulgurante. En l’espace de quelques années seulement, les Papas Fritas auront publié trois albums, sans qu’aucun d’entre eux puisse véritablement être qualifié de chef-d’œuvre. Et pourtant, c’est précisément ce qui rend leur discographie si attachante : d’un disque à l’autre, la qualité reste remarquablement constante, avec une capacité assez rare à composer des morceaux immédiatement séduisants, à la fois légers, mélodiques et terriblement efficaces.

 

Buildings And Grounds, troisième et dernier opus, constitue sans doute l’aboutissement de leur style. On y retrouve tout ce qui fait le charme des Papas Fritas : une pop pétillante et faussement naïve, des mélodies imparables, des arrangements délicats et cette faculté à donner aux chansons les plus simples une véritable personnalité. C’est également leur album le plus populaire, celui qui aura le mieux réussi à faire connaître le trio au-delà du cercle des amateurs de pop indépendante.

 

Après trois albums et une carrière finalement très courte, les Papas Fritas disparaîtront des radars, laissant derrière eux une discographie réduite, mais étonnamment cohérente. La compilation Pop Has Freed Us, parue en 2003, constitue à ce titre une excellente manière de résumer leur parcours. Elle rassemble l’essentiel de cette aventure musicale trop vite achevée et rappelle, à qui voudrait bien s’y replonger, combien les Papas Fritas avaient su imposer en quelques années une signature pop reconnaissable entre toutes.

 

Un groupe peut-être jamais devenu incontournable, mais qui aura suffisamment marqué son époque — et certains auditeurs — pour que son nom continue, des années plus tard, à vivre bien au-delà de ses disques.

 

(8,5)

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe américain formé en 1992 et dissous en 2001, puis reformé en 2011 pour quelques concerts. Le trio est composé de trois musiciens également chanteurs : la batteuse Shivika Asthana, le guitariste Tony Goddess et le bassiste Keith Gendel.

 

 

De quoi parle-t-on ? :

Pop-rock mélant les harmonies du surf-rock des sixties, héritées des Beach Boys, à l'énergie post-punk du début des années 1980 des Replacements.

 

 

Rythme :

-          Je me suis endormi 

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je danse

Beaucoup de chansons lentes et downtempo, davantage destinées à l’écoute. Quelques titres, comme Vertical lives ou What am I supposed to do?, apportent néanmoins un peu plus de rythme et invitent au mouvement.

 

 

Accessibilité :

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Une musique aux refrains terriblement efficaces, qui s'infiltre dans le corps comme une injection intraveineuse.

 

 

Audience :

-          J'ai du succès avec mes goûts musicaux

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Tout le monde s'enfuit lorsque je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

Un style mélodique et immédiatement accrocheur, capable de séduire rapidement un large public. Plusieurs morceaux ont d’ailleurs rencontré un certain succès en single.

 

 

 

 

 

 

 

 

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