THE AVALANCHES – No Bad Memories (2026)
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Les trop rares Australiens de The Avalanches signent leur retour avec No Bad Memories, un quatrième album gorgé de boucles solaires, de trouvailles mélodiques et de collaborations prestigieuses, qui pousse encore un peu plus loin leur irrésistible appel du dancefloor.
Trois décennies d’existence, seize ans entre le premier album et le deuxième, puis seulement deux nouveaux opus depuis lors : on ne peut pas dire que le combo de Melbourne soit des plus prolifiques. Mais la qualité de ses productions est telle qu’on lui pardonnera volontiers cette activité en pointillé. Depuis le culte Since I Left You, les Australiens ont fait de la rareté une sorte de signature, prenant le temps de façonner des albums où chaque écoute révèle de nouveaux détails, de nouvelles associations et quelques pépites soigneusement dissimulées sous les couches de samples.
Et, une fois encore, le groupe ne lésine pas sur les moyens. Au programme, cinquante-deux minutes de bonheur mélodique, certes entrecoupées d’une douzaine d’intermèdes parfois fugaces, mais surtout traversées par une belle diversité de climats. Les Avalanches explorent toute la palette de la pop et de la musique électronique, sans jamais perdre ce sens de la fluidité qui fait leur charme. L’electropop prend des airs de fête sur Every Single Weekend, avec Jamie xx dans les parages. L’électro se teinte de soul sur I Give Everything I Have To U, portée par Loaded Honey, tandis que la pop se fait langoureuse aux côtés de la divine Karen O sur Blue Shadows. De son côté, Rivers Cuomo apporte sa sensibilité mélodique à All The Time In The World.
Le hip-hop s’invite également sur le groove de Vida, avec Erick The Architect. Plus étrange, Highfield déploie ses boucles hypnotiques en compagnie du fantasque Panda Bear, tandis que Total Recall esquisse quelques échappées ambient malgré la présence du turbulent Mike Patton. Loin de se contenter d’aligner les invités de renom, les Australiens excellent dans l’art du collage, absorbent ces personnalités singulières dans leur univers, les fondent dans un même bain sonore et leur offrent juste assez d’espace pour imprimer leur marque sans rompre l’équilibre d’ensemble.
Avec No Bad Memories, les Avalanches livrent une nouvelle collection de chansons généreuses et inventives, à savourer comme une longue dérive estivale, entre rêveries électroniques et irrésistibles envies de mouvement.
(7,5)
De qui parle-t-on ? :
Groupe australien, actif depuis 1997, porté désormais par Robbie Chater, Tony Di Blasi et Andy Szekeres.
De quoi parle-t-on ? :
Le groupe s’entoure une nouvelle fois d’une pléiade d’invités et déploie tout son art du sampling, entre electro, soul, hip-hop et synthpop.
Rythme :
- Je me suis endormi
- Ne me perturbe pas quand je lis en même temps
- Mes pieds se mettent à bouger
- Je me lève et je danse
Quelques moments de langueur, mais le groupe maitrise à merveille l’art du groove et l’irrésistible appel du dancefloor.
Accessibilité :
- Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie
- Les refrains entrent directement dans ma tête
- Que des hits taillés pour les stades
Au milieu de cette diversité sonore, la fluidité mélodique demeure le fil conducteur de l’ensemble.
Audience :
- J’ai du succès avec mes goûts musicaux
- Peut-être écouté sans déranger personne
- Tout le monde s’enfuit lorsque je l’écoute
- Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter
Le public devrait réserver un accueil enthousiaste à cet album taillé pour les dancefloors.
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