BUG BATH – Too Much Heaven (2026)
A la croisée d’un slowcore introspectif et d’un shoegazing incandescent, les Américains de Bug Bath misent sur l’éclectisme et signent, avec Too Much Heaven, un excellent second opus.
Après un premier essai éponyme déjà très remarqué, le combo de Reno densifie aujourd’hui son propos et avance en équilibre précaire entre la mélancolie contenue du slowcore et les éruptions volcaniques du noisy-rock. Sur un album à très haute intensité, ouvrir avec la langueur sublime de Casino Lights n’a rien d’anodin, le groupe affirme d’emblée sa volonté de diversité harmonique. Le tonitruant Baby Blue révèle aussitôt l’autre versant du quintette du Nevada, porté par des guitares acérées et une rythmique explosive. L’album joue ainsi avec brio sur les contrastes, alternant les atmosphères downtempo de Dumb And In Love, Holdout ou Someday et l’urgence rock des brûlants Sometime Now, Good Swimmer, jusqu’au crescendo de My Turn.
Avec le brillant Too Much Heaven, Bug Bath confirme ici tout son potentiel et signe un disque aussi exigeant que profondément attachant.
(7,5)
De qui parle-t-on ? :
Groupe Américain, actif depuis 2022, emmené par le guitariste et chanteur Brigdon Markward et la bassiste Bijou Bell, accompagnés des musiciens Julian Jacobs, Dylan Greist et Draven Carter.
De quoi parle-t-on ? :
Noisy-rock capable de passer de la lenteur du slowcore à des déflagrations aussi virulentes qu’explosives.
Rythme :
- Je me suis endormi
- Ne me perturbe pas quand je lis en même temps
- Mes pieds se mettent à bouger
- Je me lève et je danse
De la langueur, certes, mais surtout une intensité capable d’embraser les concerts du combo.
Accessibilité :
- Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie
- Les refrains entrent directement dans ma tête
- Que des hits taillés pour les stades
Les mélodies sont imparables lorsque le rock est virevoltant, mais plus exigeantes lorsque le tempo ralentit
Audience :
- J’ai du succès avec mes goûts musicaux
- Peut-être écouté sans déranger personne
- Tout le monde s’enfuit lorsque je l’écoute
- Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter
Album surtout fait pour les amateurs du noisy-rock.

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