La Critique Selon Moi
30 octobre 2026

DIIV – Zirp! (2026)

 

Pionniers du revival shoegaze depuis une quinzaine d’années, les New-Yorkais de DIIV reviennent en terrain bruitiste avec Zirp!, un cinquième album délicieusement dissonant qui tutoie une nouvelle fois les sommets.

Il y a des groupes qui traversent les années sans jamais vraiment perdre leur boussole, quitte à en déplacer régulièrement les aiguilles. DIIV appartient indéniablement à cette catégorie. Depuis ses débuts, la formation emmenée par Zachary Cole Smith cultive un art bien particulier de la saturation mélodique, des atmosphères brumeuses et de la mélancolie électrique.

Avec ce nouvel opus, les Américains poussent encore un peu plus loin le curseur de l'exploration. Dès The Fountain, les guitares abrasives se disputent la mélodie dans des volutes de distorsions qui célèbrent les plus belles heures du shoegazing. Mais le groupe ne tarde pas à changer de registre avec Kid, un single aux accents hyperpop où les synthétiseurs irradient le morceau d'une énergie communicative. When The Glow Came For Us renoue ensuite avec les textures rugueuses du combo, ouvrant la voie aux effluves noisy de Dare Me et à la fièvre de The Crash. La synthpop reprend ses droits sur Trillions, puis Evangelizer, confirmant cette volonté de ne jamais s'enfermer dans une seule formule.

C'est précisément dans ces jeux de contrastes que réside le charme de l’album. Entre guitares saturées, nappes électroniques et rythmiques plus dansantes, le groupe jongle avec les sonorités sans jamais perdre son équilibre. Le bruit devient matière mélodique, les dissonances se muent en langage émotionnel et les échappées synthétiques apportent autant de respirations bienvenues.

Avec Zirp!, DIIV démontre une fois encore qu'il est bien plus qu'un simple gardien du temple shoegaze. Le quatuor continue d'en repousser les limites, transformant le vacarme en beauté avec une élégance et une inspiration rare.

(8)

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe américain actif depuis 2011, porté par le guitariste et chanteur Zachary Cole Smith, entouré des musiciens Ben Newman, Andrew Bailey et Colin Caulfield.

 

 

De quoi parle-t-on ? :

Le quatuor marie les brumes mélancoliques du shoegaze aux pulsations colorées de l'électropop.

 

 

Rythme :

  • Je me suis endormi
  • Ne me perturbe pas quand je lis en même temps
  • Mes pieds se mettent à bouger
  • Je me lève et je danse

Du groove, de l'intensité, mais toujours cette mélancolie diffuse qui constitue l'ADN du groupe.

 

 

Accessibilité :

  • Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie
  • Les refrains entrent directement dans ma tête
  • Que des hits taillés pour les stades

La dimension mélodique prend ici une ampleur nouvelle.

 

 

Audience :

  • J’ai du succès avec mes goûts musicaux
  • Peut-être écouté sans déranger personne
  • Tout le monde s’enfuit lorsque je l’écoute
  • Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

Ces incursions hyperpop offrent au groupe l'occasion de séduire un public plus large.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires
A propos de papasfritas69








 

Sorties d'Albums

 

 

 

Playlist 2026

 

Newsletter
50 abonnés
Derniers commentaires