ARCHIVE – Glass Minds (2026)
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Architectes de l’éclectisme musical depuis plus de trente ans, les Archive sont de retour avec les nappes synthétiques crépusculaires du sublime Glass Minds.
Toujours porté par les incontournables Danny Griffiths et Darius Keeler, le combo Londonien affiche une fois encore son goût immodéré pour l’hétérogénéité harmonique et les constructions sonores ambitieuses. Les trompettes de l’apocalypse sonnent d’emblée à la porte du sombre et dystopique Broken Bits. Le voile d’obscurité se soulève à peine sur le trip-hop brumeux de l’éponyme Glass Minds. L’album s’enfonce ensuite dans la mélancolie avec la lenteur de la ballade Patterns, avant que le single Look At Us, morceau le plus rock du disque, ne vienne embraser l’atmosphère. Alors que la durée d’un album oscille aujourd’hui souvent autour de la trentaine de minutes, les Anglais offrent ici quasiment le triple à leurs fans. Dans ce menu gargantuesque émergent le R’n’B moite de Wake Up Strange, la langueur céleste de l’angélique City Walls, la pop entêtante de The Love The Light, ou encore le hip-hop dantesque de Heads Are Gonna Roll.
Glass Minds s’impose ainsi comme un voyage en clair-obscur où se mêlent vertige électronique, noirceur rock et introspection mélancolique. Une nouvelle démonstration du savoir-faire des Archive, maîtres dans l’art de conjuguer l’ombre et la lumière.
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De qui parle-t-on ? :
Groupe Anglais, actif depuis 1994, porté par ses deux têtes pensantes Darius Keeler et Danny Griffiths, accompagnés entre autres des musiciens Pollard Berrier, Dave Pen, Jonathan Noyce, Steve Barnard et Mike Hurcombe, et de ses deux vocalistes Holly Martin et Maria Q.
De quoi parle-t-on ? :
Mélange synthétique et mélancolique de pop, de trip-hop, de folk et de hip-hop.
Rythme :
- Je me suis endormi
- Ne me perturbe pas quand je lis en même temps
- Mes pieds se mettent à bouger
- Je me lève et je danse
La lenteur imprègne l’architecture de ces nouvelles mélodies.
Accessibilité :
- Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie
- Les refrains entrent directement dans ma tête
- Que des hits taillés pour les stades
Les mélodies, parfois lumineuses, se trouvent souvent dissimulées derrière un voile d’obscurité.
Audience :
- J’ai du succès avec mes goûts musicaux
- Peut-être écouté sans déranger personne
- Tout le monde s’enfuit lorsque je l’écoute
- Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter
Une structure musicale sans doute trop complexe et trop mélancolique pour séduire le grand public.

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