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La Critique Selon Moi
9 juillet 2023

The Endless Coloured Ways : The Songs Of Nick Drake (2023)

The Endless Coloured Ways - The Songs Of Nick Drake

 

 

 

 

  

 

 

 

 

Nick Drake, artiste maudit de la pop anglaise des années 60 et 70, auteur de trois excellents albums mais passés à leur sortie totalement inaperçus, emporté en 1974, comme tant d’autres en cette période, par une overdose médicamenteuse à l’âge de vingt-six ans.

L’histoire aurait pu s’arrêter là et tomber dans les oubliettes du temps. Mais voilà, les nouvelles coqueluches du rock anglo-saxon des années 80, les Cure, les R.E.M., la fascinante Kate Bush, et bien d’autres encore, se chargèrent d’encenser l’héritage du natif de Rangoun. La presse musicale de l’époque, trop contente de suivre les goûts de ses nouveaux champions, s’empressa alors d’exhumer et d’élever au rang de légende la pop céleste du Britannique.

Il faut bien reconnaître qu’avec le recul, l’aura des albums Five Leaves Left, Bryter Layter et surtout Pink Moon est tout bonnement gigantesque et que leurs quelques mélodies n’ont cessé depuis lors d’influencer les pratiquants de l’angélisme pop. Retrouver donc aujourd’hui un album de reprises en hommage au dandy Britannique n’est pas réellement une surprise.

Le casting de The Endless Coloured Ways : The Songs Of Nick Drake est étincelant. Le rock bouillant des Fontaines D.C. pour la complainte de Cello Song, John Parish et la folkeuse néo-zélandaise Aldous Harding sur l’entrainant Three Hours, la troublante norvégienne Aurora sur le sublime Pink Moon, l’américaine Liz Phair sur le langoureux Free Ride, la française Camille pour une reprise certes un brin indigente de Hazey Jane II, le duo d’electropop britannique Let’s Eat Grandma pour une relecture synthétique assez intéressante de From The Morning, ou la divine Emeli Sandé pour une version R’n’B de One Of These Things First. Les morceaux joués à l’origine quasiment avec une simple guitare sèche, sont ici retravaillés et remis au gout du jour. Le résultat n’est pas toujours à la hauteur, mais l’impression d’ensemble demeure toutefois assez probante.

Cet exercice de reprises est donc très correct, mais rien ne vaut finalement l’original. L’auditeur est donc invité à écouter directement les trois albums de Nick Drake et d’ainsi découvrir la genèse du romantisme pop.

(8)

 

Nick Drake

 

 

 

 

 

 

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