PORTUGAL. THE MAN – Shish (2025)
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Grisés autrefois par les sirènes du succès populaire, les Portugal. The Man jouent aujourd’hui la carte de la déconstruction avec Shish, dixième album incandescent mêlant expérimentations musicales et indie-rock bruitiste.
Désormais seul à la manœuvre avec son épouse Zoe Manville, John Gourley fusionne ses multiples talents pour façonner le fourre-tout assez jubilatoire de ce nouvel essai. Denali ouvre le bal comme un tube pop avant d’être violemment fracturé en son centre par une poussée d’intensité rock. Avec le punk hardcore de Pittman Ralliers, la déconstruction devient pure entreprise de démolition où le chaos impose sa direction musicale. Les boucles noisy de l’addictif Angoon, le rock tonitruant de Mush ou la pop langoureuse du single Tanana, rappellent quant à eux le sens inné de la mélodie qui anime encore le combo de l’Alaska. Les nostalgiques de Feel It Still seront sans doute déboussolés, mais que serait finalement la vie d’un groupe sans un minimum de prise de risque ?
Avec le baroque Shish, les Portugal. The Man se réinventent dans le désordre et ne cherchent plus vraiment à plaire, c’est d’ailleurs ce qui rend cet album si captivant.
(7,5)
De qui parle-t-on ? :
Groupe Américain, actif depuis 2004, composé aujourd’hui du seul John Gourley et de son épouse, Zoe Manville.
De quoi parle-t-on ? :
Mélange désordonné de pop tubesque, d’indie-rock et de violence punk-rock.
Rythme :
- Je me suis endormi
- Ne me perturbe pas quand je lis en même temps
- Mes pieds se mettent à bouger
- Je me lève et je danse
L’intensité rock domine le propos de ce nouvel opus.
Accessibilité :
- Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie
- Les refrains entrent directement dans ma tête
- Que des hits taillés pour les stades
Des mélodies pop toujours bien présentes, mais enfouies dans un déluge de bruit qu’il faut dissiper pour les entrevoir.
Audience :
- J’ai du succès avec mes goûts musicaux
- Peut-être écouté sans déranger personne
- Tout le monde s’enfuit lorsque je l’écoute
- Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter
Avec ce style musical bruitiste, le combo perdra vraisemblablement une partie des fans gagnés avec l’album Woodstock.

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