GRAHAM COXON – Castle Park (2026)
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Le britannique Graham Coxon signe un retour convaincant avec la power-pop lumineuse de son neuvième album solo, Castle Park.
Loin des expérimentations parfois rugueuses qui ont jalonné une partie de sa carrière en solitaire, le guitariste de Colchester privilégie ici l’efficacité harmonique et la simplicité, sans pour autant renoncer à la finesse d’écriture qui caractérise son travail depuis bientôt trois décennies.
Dès les premières minutes, le solaire Billy Says donne le ton. Porté par des guitares scintillantes et un refrain immédiatement fédérateur, le morceau puise ouvertement dans les sonorités britpop qui ont contribué à la renommée de Blur. L’ambiance se fait ensuite plus légère avec Alright, parenthèse bucolique aux accents naïfs et insouciants. Le rythme s’accélère à nouveau avec When You Find Out, titre rock à l’énergie communicative, où les guitares retrouvent leur mordant sans jamais éclipser la ligne mélodique. À l’inverse, Isn’t It Funny ralentit la cadence et dévoile le versant mélancolique du disque. Cette alternance entre énergie et spleen constitue d’ailleurs l’une des principales forces de l’album. Le musicien démontre un sens aigu de la composition, naviguant avec naturel entre morceaux nerveux et instants plus intimistes, à l'image du titre symphonique Mélodie Pour Christine ou de la ballade All The Rage.
Sans chercher à réinventer sa formule, Graham Coxon signe avec Castle Park un recueil de chansons aussi élégantes qu'efficaces, porté par un savoir-faire mélodique qui ne se dément pas.
(7,5)
De qui parle-t-on ? :
Figure majeure de la scène britannique depuis 1988, Graham Coxon est principalement connu comme membre fondateur de Blur, l’un des groupes les plus influents de la britpop.
De quoi parle-t-on ? :
Une alternance maîtrisée entre énergie britpop et passages plus intimistes.
Rythme :
- Je me suis endormi
- Ne me perturbe pas quand je lis en même temps
- Mes pieds se mettent à bouger
- Je me lève et je danse
Quelques morceaux énergiques, mais un ensemble qui demeure finalement empreint de langueur.
Accessibilité :
- Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie
- Les refrains entrent directement dans ma tête
- Que des hits taillés pour les stades
Le sens de la mélodie semble inscrit dans l’ADN musical de l’Anglais.
Audience :
- J’ai du succès avec mes goûts musicaux
- Peut-être écouté sans déranger personne
- Tout le monde s’enfuit lorsque je l’écoute
- Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter
Moins exposé en solo qu’à l’époque de Blur, le Britannique n’en demeure pas moins une figure respectée et populaire de l’autre côté de la Manche.

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