GHINZU – W.O.W.A (2026)
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Les fans n’y croyaient plus, mais dix-sept ans après l’excellent Mirror Mirror, les Belges de Ghinzu signent enfin leur retour avec le rock lumineux de W.O.W.A.
Il aura fallu une patience quasi monastique pour voir émerger ce nouvel album, pourtant annoncé depuis 2011. Difficile, dans ces conditions, de qualifier les Bruxellois de prolifiques. Mais à l’image de la joie simple et presque incrédule de retrouver un proche perdu de vue depuis longtemps, ce nouvel opus à l’efficacité rock redoutable procure un plaisir immédiat et sincère.
Entamer ce nouveau chapitre avec les presque huit minutes de When Other Worlds Await n’est pas la voie la plus évidente. Pourtant, le morceau impose d’emblée une ambition assumée, révélant le goût intact du quintette pour les architectures harmoniques complexes. L’urgence rock se fait ensuite plus frontale avec les brûlots tubesques Snow White et Out of Control, portés par une énergie brute et des refrains qui s’imposent sans effort. Cette ferveur, subtilement teintée de boucles synthétiques, connaît une respiration inattendue avec la pop langoureuse et quasi mystique de Forever, avant de reprendre de plus belle sur les riffs tranchants de Morning Lights. Mais c'est surtout dans sa capacité à alterner les climats que l'album révèle toute sa richesse. Le rock downtempo d’Apologies, l’énergie fiévreuse de Death Race, les atmosphères ambient de Master Bluff et la délicatesse de Breathless Words composent finalement un condensé du Ghinzu historique. Un univers où le goût du contraste fait cohabiter douceur et violence, densité orchestrale et urgence électrique.
Porté par une écriture inspirée et des mélodies immédiatement mémorables, W.O.W.A rappelle pourquoi Ghinzu demeure l’un des groupes les plus singuliers du rock européen.
(7,5)
De qui parle-t-on ? :
Groupe Belge fondé en 1999, composé de John Stargasm, Mika Nagazaki, Greg Remy, Antoine Michel et Jean Waterlot.
De quoi parle-t-on ? :
Entre rock à l'énergie brute et pop langoureuse, le groupe refuse de choisir son camp.
Rythme :
- Je me suis endormi
- Ne me perturbe pas quand je lis en même temps
- Mes pieds se mettent à bouger
- Je me lève et je danse
De nombreux moments de langueur parsèment l'album, mais lorsque la machine s'emballe, il devient difficile de la contenir.
Accessibilité :
- Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie
- Les refrains entrent directement dans ma tête
- Que des hits taillés pour les stades
Après tant d'années de silence, les Belges n'ont rien perdu de leur talent mélodique.
Audience :
- J’ai du succès avec mes goûts musicaux
- Peut-être écouté sans déranger personne
- Tout le monde s’enfuit lorsque je l’écoute
- Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter
Cette longue attente enfin récompensée devrait logiquement susciter un bel enthousiasme autour du groupe.

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