THE SOPHS – Goldstar (2026)
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The Sophs, le groupe Californien qui agite aujourd’hui toute la planète rock, sort enfin son premier opus, l’éclectique et fascinant Goldstar.
Identifiés par les médias spécialisés comme les nouveaux « The Strokes », les Américains portent déjà sur leurs épaules un héritage pour le moins encombrant. Si la power pop nerveuse de Blitzed Again et du single Sweat rappelle par moments la bande menée par Julian Casablancas, il serait pourtant réducteur de limiter le travail du combo de Los Angeles à cette seule influence. Est-ce d’ailleurs pour s’émanciper de cette comparaison un peu trop lourde que le sextette choisit d’explorer sur cet album une palette stylistique aussi large ?
L’entrée en matière se fait dans la douceur folk du sublime The Dogs Dies In The End, dont les arpèges délicats sont soudainement traversés par des éclats de rock bruitistes. Le groupe laisse ensuite libre cours à ses envies harmoniques, les boucles flamencos de l’éponyme Goldstar, la langueur minimaliste de House, la country de Sweetiepie, le folklore klezmer de A Sympathetic Person, ou encore les intonations très sudistes de They Told Me Jump, I Said How High, qui évoquent clairement l’esprit de La Grange des mythiques ZZ Top. Sur le papier, cet enchevêtrement de genres pourrait paraître un brin indigeste. Pourtant, l’ensemble trouve un équilibre étonnamment naturel et affiche finalement une vraie personnalité sonore.
The Sophs démontrent qu’ils ont bien plus à offrir que le simple statut d’espoir du rock. Goldstar possède déjà ce mélange de spontanéité et d’ambition qui annonce, peut-être, l’émergence d’un futur grand nom de la scène rock.
(8)
De qui parle-t-on ? :
Groupe Américain, actif depuis 2023, mené par le chanteur Ethan Ramon, accompagné des musiciens Sam Yuh, Austin Parker Jones, Seth Smades, Devin Russ et Cole Bobbitt.
De quoi parle-t-on ? :
Un rock indépendant proche de l’esthétique des Strokes, mais nourri de nombreuses autres influences.
Rythme :
- Je me suis endormi
- Ne me perturbe pas quand je lis en même temps
- Mes pieds se mettent à bouger
- Je me lève et je danse
Oscillant entre entrain et langueur, l’album laisse finalement l’énergie prendre le dessus.
Accessibilité :
- Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie
- Les refrains entrent directement dans ma tête
- Que des hits taillés pour les stades
Malgré la diversité des styles abordés, la fluidité harmonique demeure le fil conducteur de ces mélodies.
Audience :
- J’ai du succès avec mes goûts musicaux
- Peut-être écouté sans déranger personne
- Tout le monde s’enfuit lorsque je l’écoute
- Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter
L’album possède tous les atouts pour séduire un large public.

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