JACK WHITE – No Name (2024)
Pas de réelles surprises sur No Name, sixième album en solitaire de l'immense Jack White, mais toujours ce rock incandescent que le natif de Detroit maitrise à la perfection.
L'Américain a décidément l’art de la mise en scène, d'abord distribué aux acheteurs de ses boutiques Third Man Records, ce nouveau vinyle est désormais disponible dans quelques bacs à disques triés sur le volet. Fidèle à l’esthétique minimaliste qu’il cultivait déjà avec les mythiques The White Stripes, l’originaire du Michigan extrait une fois encore la quintessence sulfureuse du blues-rock. Le schéma classique guitare, basse, batterie ne concède aucunes fioritures et rend terriblement efficace les brûlots antédiluviens Old Scratch Blues, Bless Yourself et That’s How I’m Feeling. Cette nouvelle production brûle les doigts de l’auditeur tout au long de ses quarante-cinq minutes. Avec le boogie-rock de Bombing Out et Missionary, le hard-rock de Tonight ou encore le stoner rock de What’s The Rumpus ?, l’Américain martyrise ses harmonies avec une énergie brute et jubilatoire.
A l'approche de la cinquantaine, Jack White ne semble en rien souffrir d’un essoufflement, le tonitruant et fiévreux No Name témoigne même d'un net regain de forme.
(8,5)
De qui parle-t-on ? :
Musicien et chanteur Américain, actif depuis 1990, autrefois membre avec Meg White du duo mythique The White Stripes.
De quoi parle-t-on ? :
Blues-rock sulfureux proche du hard-rock et du boogie-rock des années 70.
Rythme :
- Je me suis endormi
- Ne me perturbe pas quand je lis en même temps
- Mes pieds se mettent à bouger
- Je me lève et je danse
La température monte de quelques degrés à l’écoute de ce nouvel opus.
Accessibilité :
- Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie
- Les refrains entrent directement dans ma tête
- Que des hits taillés pour les stades
Avec ce nouvel opus, l’Américain va dynamiter plus encore ses prestations scéniques.
Audience :
- J’ai du succès avec mes goûts musicaux
- Peut-être écouté sans déranger personne
- Tout le monde s’enfuit lorsque je l’écoute
- Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter
Les fidèles vont adorer, les autres resteront un peu loin de ce rock sans concession.

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