Low - Hey What

 

 

 

 

  

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe américain, actif depuis 1993, aujourd’hui composé de ses deux seuls membres fondateurs, la percussionniste et chanteuse Mimi Parker et le guitariste et aussi chanteur Alan Sparhawk.

 

De quoi parle-t-on ? :

Dans la foulée de son précédent album, le duo allie son slowcore habituel à l’étrangeté et la saturation synthétique.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Le côté répétitif, presque industriel, de ces mélodies incite souvent à battre la mesure.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Le propos musical parait de prime abord assez basique, mais prend un peu plus d’épaisseur à chacune des écoutes de ce nouvel opus.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Les harmonies sont souvent très belles, mais un peu trop « particulières » pour accrocher l’oreille de l’auditeur lambda.  

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé

La distorsion harmonique et la saturation ne font pas bon ménage avec le moule de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine (9)

 

Les vétérans de Low surprennent encore leur auditoire avec le rock singulier de Hey What, nouvel opus dans la lignée du sublime et étrange Double Negative.

L’indie-rock traditionnel est aujourd’hui une valeur reléguée au second rang des priorités musicales du combo de Duluth. Le duo américain choisit à nouveau la saturation synthétique et les rythmes stroboscopiques pour parer ses arpèges slowcore. La césure sonore et la distorsion sont déjà les deux piliers du métronomique White Horses. La voix suave et mélodieuse de Mimi Parker détonnerait presque sur les harmonies pseudo-industrielles d’I Can Wait. La dissonance shoegaze accompagne ensuite le langoureux All Night et la ballade Disappearing. La pop enchanteresse illumine alors le très lent Hey et surtout le single Days Like These, morceau magnifié par un Alan Sparhawk jusque-là très peu présent vocalement. La fin de l’album dévoile encore l’un des points culminants de ce divin exercice, le rock rugueux du très court More.

Réduits aujourd’hui à ses deux seuls membres fondateurs, Low opère, après presque trente années d’existence, une mue salutaire. A l’instar du grandissime Double Negative, Hey What invite une nouvelle fois l’auditeur dans une expérience harmonique hors du commun.