The Apartments - In And Out Of The Light

 

 

 

  

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe australien, actif depuis 1978, quasiment aujourd’hui le projet solo de son mentor Peter Milton Walsh.

 

De quoi parle-t-on ? :

Sans grande surprise, ensemble de ballades mélancoliques et classieuses aux intonations jazzy et classiques.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

A part sur un ou deux titres, le rythme de ce nouvel opus demeure assez lent.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

La beauté harmonique des Apartments est un point qui aujourd’hui ne se discute plus.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Les harmonies sont une nouvelle fois extraordinaires, mais le fond mélancolique est toujours un frein au grand succès populaire.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Les albums des Apartments doivent s’écouter dans les conditions audiophiles accordées à la musique classique, soit sans aucune contrainte de compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (8)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

A l’instar du précédent exercice No Song No Spell No Madrigal, In And Out Of The Light est un très court opus constitué seulement de huit morceaux, mais une fois encore, la durée chez les Apartments est une variable inversement proportionnelle à leur incroyable talent harmonique.

L’initial et intimiste Pocketful Of Sunshine nous rappelle à quel point la voix de Peter Milton Walsh est extraordinaire. La mélancolie est une récurrence dans l’histoire musicale des australiens, pour preuve la ballade Write Your Way Out Of Town. Sur les langoureux Where You Used To Be et Butterfly Kiss, l’orfèvre de Brisbane transforme, comme à son habitude, quelques « maigres » accords en arpèges divins. L’entrain gagne un peu de terrain sur la pop gracile de What’s Beauty To Do et I Don’t Give A Fuck About You Anymore. L’apogée du spleen est atteint avec le piano et les cuivres de la sublime complainte We Talked Through Till Dawn. L’album se referme comme il a débuté, dans la douceur mélodique discrète de l’étiré The Fading Light.

Aujourd’hui quasiment seul aux manettes, Peter Milton Walsh ne crée pas vraiment la surprise, mais avec ses Apartments, distille une nouvelle fois cette essence harmonique rare et singulière qui lui confère depuis quelques temps déjà son statut de légende.