Kaiser Chiefs - Duck

 

 

 

 

 

 

 

  

De qui parle-t-on ? :

Groupe anglais, actif depuis 2003, composé de Ricky Wilson, Simon Rix, Andrew White, Nick Baines et Vijay Mistry.

 

De quoi parle-t-on ? :

Le groupe revient à ses premiers amours rock et efface quasiment les effluves synthpop nauséabondes de son précédent exercice, Stay Together.  

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Pas la même orientation dansante que sur Stay Together, mais un retour au rock enlevé qui incite plutôt au mouvement.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Le propos est plus rock, mais les Kaiser Chiefs conservent ce sens inné de la mélodie.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Même avec un Record Collection au fort potentiel grand public, cet album devrait finalement connaitre un succès assez modeste.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Le retour à un rock plus consistant n’empêche pas d’écouter cet album en format compressé.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (7)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

En 2016, après le pénible Stay Together, il était assez difficile d’entrevoir une lueur d’espoir dans le futur des Kaiser Chiefs. Ricky Wilson et ses acolytes contredisent pourtant aujourd’hui ce mauvais présage avec le rock virevoltant de Duck.

Ce septième album studio démarre sur les chapeaux de roues avec le brûlot People Know How To Love One Another. Nous n’espérions plus vraiment une entrée en matière aussi incandescente, mais le retour aux affaires rock se confirme avec le tonitruant Golden Oldies. La pop fait son retour sur l’entrainant Wait et sur l’un des titres dispensables de cet opus, le sirupeux Target Market. Le combo de Leeds en appelle au style des Arctic Monkeys pour brillamment relancer la machine rock sur l’entêtant Don’t Just Stand There, Do Something. L’imparable single Record Collection aura incontestablement un bel avenir dans les charts anglo-saxons. Le reste de l’album se concentre, avec plus ou moins de bonheur, sur les contours de la pop avec, in fine, une impression d’ensemble plutôt positive.

Duck est donc très loin d’être la meilleure production des Kaiser Chiefs, mais son niveau permet au minimum d’effacer les séquelles laissées par l’insipide Stay Together et de relancer la fibre rock’n’roll du quintette britannique.