Mogwai - As The Love Continues

 

 

 

 

  

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe écossais, actif depuis 1995, composé de Stuart Braithwaite, Martin Bulloch, Dominic Aitchison et Barry Burns.

 

De quoi parle-t-on ? :

Encore quelques réminiscences post-rock, mais la pop mélodieuse, mélancolique ou entrainante, prend de plus en plus de place.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Le groupe maitrise toujours à la perfection les crescendos harmoniques, style qui incite finalement peu au mouvement.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Au fil des écoutes, l’on prend plaisir à découvrir les détails musicaux placés çà et là par le quatuor écossais.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

La beauté harmonique devient une constante du combo, mais dans un principe musical peu à même d’attirer le grand public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé

Même si la pop est plus prépondérante, le schéma musical des Mogwai n’est toujours pas apte à la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (8)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Les écossais de Mogwai franchissent aujourd’hui un peu plus le Rubicon, les arpèges de leur dernière livraison As The Love Continues désertent davantage les berges tempétueuses du post-rock pour rejoindre celles plus tempérées de la pop progressive.

Après une douce introduction au piano, le crescendo noisy de To The Bin My Friend, Tonight We Vacate Earth fait pourtant encore illusion, mais le beat entêtant et addictif de Here We, Here We, Here We Go Forever expose très vite les accointances du combo de Glasgow pour la pop synthétique. Depuis qu’il a composé la bande originale des Revenants ou le sublime Ether, le quatuor affectionne ces notes de piano gracieuses et mélancoliques qui accompagnent encore aujourd’hui le très mélodieux Dry Fantasy. Le clou mainstream est définitivement enfoncé avec le post-punk eighties, avec paroles cette fois-ci, de l’imparable Richie Sacramento. Sur sa seconde partie, ce dixième opus revient à un schéma post-rock plus « standard », notamment porté par l’entame céleste, un brin inspirée par le duo français Air, de Fuck Off Money et surtout par le phénoménal Pat Stains.

En vingt-cinq années de carrière, les Mogwai ont su créer l’alchimie parfaite entre identité musicale forte et mouvement perpétuel, As The Love Continues prolonge à merveille cette vision subtile de l’évolution harmonique.