Metronomy - Metronomy Forever

 

 

 

 

 

  

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Quatuor anglais, actif depuis 1999, mené par Joseph Mount, accompagné de la batteuse et chanteuse Anna Prior et des musiciens Oscar Cash, Olugbenga Adelekan et Michael Lovett.

 

De quoi parle-t-on ? :

Metronomy alterne aujourd’hui la chaleur de l’electropop eighties avec la rigueur froide du minimalisme synthétique.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

L’on se sent en totale insécurité lorsque le groove énorme d’Insecurity attaque nos membres inférieurs et supérieurs.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Quatre ou cinq titres, moins évidents, auront besoin de plusieurs écoutes, mais l’album demeure dans l’ensemble très fédérateur.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Les singles Insecurity, Salted Caramel Ice Cream et Lately risquent de faire des ravages auprès du grand public.

  

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Musique globalement synthétique qui ne perd pas son essence en format compressé.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (8)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Avec Metronomy Forever, le combo de Devon sort quasiment deux albums en un. Un premier ensoleillé et tubesque que le public ne manquera pas de louer, et un second plus hypnotique assez loin des habitudes mélodiques de Joseph Mount.

Il est effectivement assez surprenant de retrouver sur le même opus, la mélodie la plus groovy de l’histoire du groupe, Insecurity, et l’une des plus expérimentales, la sombre Forever Is A Long Time. L’album cultive en permanence cette ambivalence. Les gimmicks accrocheurs et eighties des puissants Insecurity, Salted Caramel Ice Cream et Lately côtoient dangereusement les boucles synthétiques alambiquées et sans paroles de Lying Low, Forever Is A Long Time et Miracle Rooftop. Sur la part radieuse de Metronomy Forever, le quintette exploite toujours à merveille son jeu de guitare et de basse, élément essentiel de l’entrain de ces nouveaux titres. Sur la zone d’ombre, seule l’electro a le droit de citer.

Il y en a donc pour tous les gouts sur ce sixième opus studio de la formation britannique. Des tubes imparables pour les amateurs de danse et de ritournelles, des beats minimalistes et répétitifs pour les hipsters de l’electro. Dans les deux cas, Joseph Mount et ses Metronomy frisent une nouvelle fois l’excellence.