Ty Segall & White Fence - Joy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Association du musicien et chanteur américain Ty Segall et du songwriter Tim Presley, alias White Fence. Le duo avait déjà sorti un album en 2012.

 

De quoi parle-t-on ? :

Dans une tendance assez proche de celle proposée habituellement par Ty Segall, le duo aborde plusieurs variantes du rock qui vont du punk jusqu’au folk, en passant par la pop et le blues.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Quelques moments très enlevés, par exemple sur Body Behavior, Other Way ou encore Do Your Hair, mais une construction d’album plutôt hachée qui incite surtout à battre la mesure.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Ensemble plutôt mélodique, mais entrecoupé de pastilles bruitistes qui « parasitent » la fluidité des premières écoutes.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

White Fence adoucit à peine les velléités bruitistes de Ty Segall, cet opus demeurera donc simplement l’apanage des amateurs du noisy-rock.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Quelques passages un peu bruitistes, mais qui font plutôt office d’intermèdes entre des mélodies qui acceptent assez bien l’étroitesse de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Déjà entrevu cette année sur le très réussi Freedom’s Goblin, Ty Segall s’associe aujourd’hui au songwriter Tim Presley, alias White Fence, sur un nouvel album de haute volée, Joy.

Mais qui est donc ce Tim Presley ? Figure incontournable de l’underground rock depuis la fin du siècle dernier, le personnage est surtout connu pour son appartenance à la dernière mouture du mythique combo britannique The Fall, évidemment conduite par l’inénarrable Mark E. Smith.

Joy navigue dans un style qui est somme toute assez proche des habitudes musicales de Ty Segall. Derrière quelques délires punko-bordéliques, pour la plupart de très courte durée, cet opus cache de bien beaux trésors mélodiques. Ce travail à quatre mains, s’il n’émeut certes pas par son originalité, trouve une certaine forme de légitimité et de rayonnement sur le puissant et addictif Body Behavior, sur la pop de A Nod et Do Your Hair, sur le furieux Other Way ou encore sur le folk final de My Friend.

Qu’il soit en solo ou en duo, Ty Segall n’en finit plus de distiller son rock brulant et turbulent. Sa collaboration avec White Fence, déjà rodée en 2012 sur l’excellent Hair, séduit par la variété des thèmes rock proposés et par cette prolifique propension pour le talent.