Gorillaz - The Now Now

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Duo anglais, actif depuis 1998, composé du chanteur de Blur, Damon Albarn, et du graphiste et musicien Jamie Hewlett.

 

De quoi parle-t-on ? :

Après un exercice monocorde et sans saveurs, les Gorillaz retrouvent quelques couleurs et ajoutent à leur tendance hip-hop habituel, la pop, la soul, le folk, … et autres joyeusetés musicales.  

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

L’auditeur peut se laisser emporter par la dose de groove entrevue notamment sur les morceaux Tranz, Hollywood et Lake Zurich, mais le rythme d’ensemble plutôt intermédiaire lui permettra surtout de battre la mesure.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

L’excentricité musicale n’empêche décidément pas la fluidité harmonique.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Les titres Humility, Tranz, Hollywood ou encore Lake Zurich devraient aisément conquérir le grand public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Le duo retrouve aujourd’hui l’originalité et la variété, difficile dans ce cas d’accepter la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Un an seulement après le dérapage incontrôlé des Gorillaz sur leur pénultième exercice, Humanz, il fallait se faire violence pour décider de glisser ce nouveau The Now Now dans un lecteur CD. Dire que ce précédent opus, monomaniaque et d’un conformisme affligeant, était une déception à la hauteur des aventures musicales explorées jusqu’alors par le combo britannique était un doux euphémisme.

Les Gorillaz font aujourd’hui leur propre autocritique et corrigent le tir en renouant avec une tradition groove quelque peu oubliée et en retrouvant les vertus vocales de leur leader naturel, Damon Albarn.  

La soul de Humility, en collaboration avec l’immense George Benson, éloigne le duo du hip-hop trop conventionnel de Humanz et expose déjà le chant inimitable et ensorcelant du transfuge de Blur. La pop du single Tranz le confirme, les Gorillaz ne se contenteront pas cette fois-ci d’une seule direction harmonique. Le rap est à nouveau à l’honneur lorsque, sur Hollywood, Snoop Dogg vient poser son flow graveleux sur les boucles synthétiques du DJ américain Jamie Principle… mais là encore, c’est la prestation de Damon Albarn qui irradie ce morceau. The Now Now est donc l’antithèse de Humanz, il abandonne les boucles rythmiques tristes et répétitives, restreint au minimum son panel d’invités et rayonne d’originalité et d’inventivité.

Humanz était donc un simple accident de parcours, les Gorillaz retrouvent aujourd’hui cet art du crossover multicolore et du contrepied musical qu’ils avaient jusque-là savamment développé.