Vampire weekend - Father Of The Bride 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe américain, actif depuis 2006, composé du trio Ezra Koenig, Chris Tomson et Chris Baio.

 

De quoi parle-t-on ? :

Le rock a maintenant disparu, le groupe cultive aujourd’hui la communion avec son public par le biais de la gaité pop.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Même si le rythme n’est pas toujours très enlevé, l’ambiance festive et accrocheuse de ces chansons incite globalement au mouvement.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

La science de la mélodie des Vampire Weekend n’en finit plus de se développer.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Des titres comme Harmony Hall, This Life ou Sunflower sont de véritables aimants à auditeurs.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Même si la fluidité mélodique est extraordinaire, cet ensemble recèle quelques trésors harmoniques qu’il serait dommage de compresser.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (8)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Entre SFR, qui utilise A-Punk pour agrémenter l’un de ses spots publicitaires, et Yann Barthes, qui accompagne depuis l’année dernière le générique de son émission Quotidien avec le nouveau single Harmony Hall, il est difficile en ce moment de passer à côté des Vampire Weekend.

C’est dans cette période plutôt faste que le combo new-yorkais sort aujourd’hui son quatrième opus, Father Of The Bride. Les collaborations avec Danielle Haim, membre de la pénible fratrie pop du même nom, et le soulman américain Steve Lacey auraient dû nous mettre la puce à l’oreille, le rock n’est plus la composante prédominante de la musique des Vampire Weekend. Mais rien d’alarmant toutefois, cette dérive vers des contrées plus apaisées s’avère être un très beau voyage. Le folk de Hold You Now, accompagné de sa petite chorale œcuménique, donne d’emblée un ton fédérateur à cette nouvelle production. Le single Harmony Hall, que l’on ne présente déjà plus, a conquis le grand public par la force de sa puissance mélodique. C’est dans l’habituelle atmosphère festive des Caraïbes que le trio continue son chemin avec les deux bombinettes pop Bambina et This Life. Sur les dix-huit compositions que contient cet opus il en est bien deux ou trois qui posent problèmes, les trop futiles Big Blue, My Mistake et Spring Snow par exemple, mais ce tracklisiting très copieux enchante finalement l’auditeur par la variété lumineuse de ses sonorités et de ses ambiances.

Six longues années après le fabuleux Modern Vampires Of The City, la pop colorée des Vampire Weekend, à défaut d’être innovante, n’a rien perdu de son grand pouvoir de séduction et d’aliénation des masses.