Haelos - Full circle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe anglais composé de la chanteuse Lotti Bernadout et des musiciens Arthur Delaney et Dom Goldsmith.  

 

De quoi parle-t-on ? :

Trip-hop semblable à celui qui se pratiquait dans les années 90 du côté de Bristol. Haelos s’inspire surtout des créateurs du genre, les mythiques Massive Attack.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Une boite à rythme omniprésente sur un fond electro de type dubstep désenchanté qui provoque au mieux l’agitation du buste.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Un style mélancolique mais des refrains imparables que l’on ne tarde pas à fredonner.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

A l’image du succès planétaire de Massive Attack ou de Portishead en d’autres temps, Haelos pourrait à son tour profiter de son talent pour connaître le même sort.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Electro mélancolique jouée sur un rythme mid-tempo plutôt bien adaptée au format compressé, seule la voix de Lotti Bernadout pourrait éventuellement nous faire choisir les grands espaces.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

La nostalgie du trip-hop bristolien des années 90 est un souvenir vivace malgré la perte de vitesse du genre depuis le début des années 2000. Massive Attack, Portishead, Tricky et consorts étaient alors les fiers porte-drapeaux de ce nouveau courant musical. Le temps est malheureusement passé par là et s’est chargé de normaliser ces artistes de génie, créateurs de nouveaux sons.

Haelos et sa vocaliste blonde comme les blés exhument cet autisme synthétique fait de désespoir et de rythmes syncopés. La filiation avec Massive Attack saute à l’oreille immédiatement et des morceaux comme Pray ou Earth not above ne peuvent cacher cette noble inspiration. Si le mimétisme est parfois criant, les protégés de Matador ne se contentent pourtant pas de singer les pionniers du trip-hop, leur electro minimaliste et sombre, plus moderne, émane plutôt du dubstep ou du travail des britanniques de The XX. Le chant puissant et envoutant de Lotti Bernadout occupe magnifiquement l’espace et apporte une petite touche de douceur à ces nappes synthétiques apocalyptiques.

Haelos est donc le nouveau dépositaire de la mémoire du trip-hop. Le trio britannique s’acquitte sans problème de cette tache, il se nourrit des racines du genre et restitue son savoir faire sur les onze plages lumineuses de ce Full Circle.