ac dc - Highway to hell

 ACDC - Back in black

 

 

 

 

 

 De qui parle-t-on ? :

Groupe Australo-Ecossais, actif depuis 1973, mené par les frères Young, Malcolm et Angus, accompagnés, à l’époque (et encore aujourd’hui), de Phil Rudd, Cliff Williams et Bon Scott au chant sur Highway to hell, puis Brian Johnson sur Back in black.

 

De quoi parle-t-on ? :

Hard-rock enlevé, descendant du Blues-rock, construit avec un schéma de groupe très classique au début des années 80 : deux guitaristes, un bassite, un batteur et bien sur, un chanteur.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Highway to hell, comme son nom l’indique, est mené à un train d’enfer, seul le dernier morceau, Night prowler, permet de reprendre un peu son souffle. Back in black, quant à lui, est un peu plus lent, plus sombre, mais conserve tout de même cette folle intensité avec des titres comme Shoot to thrill, What do you do for money honey ou You shook me all night long.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Toute personne normalement constitué, ayant entendu au moins une fois Highway to hell, est capable de fredonner l’ouverture du morceau en pratiquant simultanément et inconsciemment le Air guitar...  

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Le titre Highway to hell est devenu un standard incontournable du rock, obligatoirement programmé dans toutes les bonnes soirées, intégrant les mariages, les baptêmes ou les bar-mitsvah. L’album Back in black et ses 50 millions de copies est la deuxième meilleure vente de tous les temps derrière le Thriller de Michael Jackson, que dire de plus…

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Rock sans concession, mené tambour battant, qu’il faut apprécier à sa juste valeur. L’écoute en MP3 est tout à fait possible mais gare à la migraine ou à une perte partielle de l’audition lors de l’utilisation d’un casque audio…

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il a tourné en  boucle sur ma platine

Après un début de carrière tonitruant, avec notamment deux albums références, High voltage et Let there be rock, et un live, If you want blood (you’ve got it), toujours cité aujourd’hui parmi l’un des meilleurs du genre, les Australiens déboulèrent avec Highway to hell dans la moiteur de l’été 1979. Au riff de départ du morceau éponyme, on comprit alors très vite qu’il était en train de se passer quelque chose, quelque chose de très grand! Le rock lourd originel était toujours présent mais les mélodies étaient grandioses, pratiquement toutes capables de grimper aux sommets des charts, la voix de Bon Scott était à son apogée et après quelques écoutes, on savait que l’histoire était en marche et que l’on tenait entre nos mains le plus grand album de rock’n’roll de tous les temps…  

En pleine euphorie artistique et reconnaissance populaire, survint alors l’épisode le plus sombre de l’histoire du groupe, le décès de Bon Scott, six mois à peine après la sortie d’Highway to hell. Qui pouvait prétendre à l’époque que le groupe se relèverait d’un tel drame ?  Les membres d’AC/DC n’ont-ils d’ailleurs pas pensé à un moment tout arrêter ? Les frères Young eurent alors la force et l’intelligence de continuer et se mirent en quête d’un nouveau chanteur, éliminant d’emblée tout les ersatz de Bon Scott, pour coller une nouvelle voix sur leur rock si particulier…

Cinq mois plus tard sortait Back in black, pochette noire en avant pour marquer le deuil et l’hommage du groupe à Bon. A la première écoute, je pense que nous avons été des millions à ressentir une certaine fébrilité, nous demandant ce qu’il était advenu de cette musique et qui pouvait décemment oser à nouveau chanter avec le groupe ? L’impression de départ fut plutôt bonne, certes Brian Jonhson n’avait pas la finesse et l’aura de Bon, mais sa voix plus rocailleuse et abrupte collait finalement pas trop mal sur ces nouvelles compositions. Les titres Hells bells et Back in black, assez sombres, hommages à Bon Scott, étaient fantastiques. Malgré l’atmosphère pesante, le groupe distillait quelques morceaux plus festifs aux gimmicks accrocheurs, Shoot to thrill ou You shook me all night long. Il ne fallut pas longtemps pour admettre qu’AC/DC marquait à nouveau l’histoire du rock de son empreinte. Le public le comprit d’ailleurs très vite et l’album se vendit comme des petits pains jusqu’à devenir l’un des opus les plus vendus dans le monde à ce jour…

Après cette doublette mythique, s’ensuivit une très longue période de disette à peine interrompue au début des années 90 par l’album The razors edge. Alors bien sur, AC/DC ne retrouvera certainement jamais son lustre d’antan, Brian Jonhson ne remplacera définitivement jamais Bon scott dans nos cœurs, mais il faut reconnaître, même si nos pensées vont maintenant vers d’autres combos, que chacune des nouvelles productions du groupe (rare de nos jours) nous replonge dans la nostalgie de ces temps où poser une galette de vinyl d’AC/DC sur une platine procurait un plaisir sans pareil.

For what you did for rock, we salute you…

 

ACDC

 

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