Godspeed You! Black Emperor - G_d's Pee At State's End!

 

 

 

 

  

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Collectif canadien fondé en 1994 par Efrim Menuck, Mauro Pezzente et Mike Moya. Ils sont accompagnés de nombreux autres musiciens, dont notamment la violoniste Sophie Trudeau et le bassiste Thierry Amar qui ont la particularité d’avoir créé, avec Efrim Menuck, un projet parallèle du nom de Thee Silver Mt. Zion.

 

De quoi parle-t-on ? :

Ce nouvel album fait d’un post-rock somme toute assez classique, conserve l’esprit mélodique déjà entrevu sur Luciferian Towers.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

 L’alternance permanente des ambiances n’incite guère au mouvement.  

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Il n’est pas encore arrivé le jour où un album des Godspeed se déchiffrera à la première écoute.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Les fans du collectif canadien conservent jalousement le secret de son existence.   

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé

Ces longues pièces épiques s’apparentent parfois à de la musique classique, la compression ne fera donc que les dénaturer.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (8)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Les larmes du désespoir et du courroux s’abattent sur les jours heureux du rock avec le septième album des canadiens de Godspeed You! Black Emperor, le désenchanté G_d’s Pee AT STATE’S END!.

Plus sombre et moins éclectique que le prodigieux Luciferian Towers, ce nouvel opus se vautre dans les limbes traditionnels du post-rock. Après une entame apocalyptique digne d’un film d’horreur, les instruments font réellement leur entrée sur la fin de Military Alphabet. Le collectif montréalais cultive l’art du crescendo cyclonique sur le ténébreux Job’s Lament. Le schéma se répète ainsi à l’envi dans un lyrisme rock épique qui invite tantôt à l’apaisement et tantôt à la colère. Deux pièces majeures de ce nouvel exercice évoquent ce mélange d’onirisme et de lente montée vers les cimes de la rage, Cliffs Gaze... et "GOVERNMENT CAME".

Pas de surprise, mais pas de déception toutefois, G_d’s Pee AT STATE’S END! s’inscrit brillamment dans le cheminement chaotique et lumineux prôné par les Godspeed You! Black Emperor depuis le début de leur carrière.

 

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