Peter Gabriel - io

 

 

 

 

  

 

 

 

 

Plus de deux décennies après la sortie de son dernier véritable album, Up, le mythique Peter Gabriel est enfin de retour avec la pop fringante de i/o.

Hormis la rareté de sa matière, l’objet discographique est à lui seul assez atypique, douze nouveaux morceaux dévoilés un par un depuis le mois de janvier à chaque phase de pleine lune, présentés sous trois formes de mixage, Bright-Side Mix, Dark-Side Mix et In-Side Mix (avec une différence parfois assez peu perceptible), l’Anglais a décidément le sens de la mise en scène.

Artisan du son Genesis, bien avant que Phil Collins ne transforme la chose en machine à cash, jusqu’à son départ en 1975, le septuagénaire britannique débuta alors une carrière en solo surtout très active dans les années 70 et 80. Entendre aujourd’hui le chant suave de Peter Gabriel sur de nouvelles mélodies est donc une expérience tout à fait exceptionnelle. La pop synthétique et finement ciselée de Panopticom tente d’emblée une percée dans la voie populaire. Le groove métronomique et downtempo de The Court prend peu ou prou la même direction. La ballade symphonique Playing For Time marque les premiers moments de mélancolie. Le natif du Surrey alterne ainsi le pop-rock convenu de Road To Joy et de This Is Home avec la folk-pop de l’éponyme i/o et de Four Kinds Of Horses, et touche parfois au divin sur la langueur sublime de So Much et de Love Can Heal.

Les légendes du rock ne meurent jamais ! Même si le consensuel i/o ne bouleverse pas l’ordre établi, il est toutefois très rassurant de constater que Peter Gabriel est toujours au sommet de sa forme.

(7,5)

 

De qui parle-t-on ? :

Auteur, compositeur et interprète anglais, actif depuis 1965, autrefois membre du premier line-up des légendaires Genesis.

 

De quoi parle-t-on ? :

Pop-rock eighties synthétique et symphonique sans très grande surprise.  

 

Rythme :

-          Je me suis endormi

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je danse

Un rythme downtempo mais souvent avec une maitrise parfaite du groove.

 

Accessibilité :

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Peter Gabriel nous a habitué par le passé à des notes bien plus sibyllines, les mélodies ici sont plutôt angéliques.

 

Audience :

-          J’ai du succès avec mes goûts musicaux

-          Peut-être écouté sans déranger personne

-          Tout le monde s’enfuit lorsque je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

L’homme est évidemment une star depuis la fin des années 70.