Weyes Blood - And In The Darkness Hearts Aglow

 

 

 

 

 

 

  

 

 

De qui parle-t-on ? :

Chanteuse et musicienne américaine, active depuis 2003, de son vrai nom Natalie Laura Mering.

 

De quoi parle-t-on ? :

Entre folk-music et pop langoureuse, la californienne exploite à fond le répertoire nord-américain des années 50 jusqu’à nos jours.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Même si quelques moments pop réhaussent parfois le tempo, la lenteur domine largement les débats de ce nouvel album.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

La lenteur mélancolique de l’ensemble oblige l’auditeur à revenir plusieurs fois sur cet album.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

L’engouement est certes surtout nord-américain, mais d’une ampleur assez conséquente.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé

Il serait dommage de compresser l’une des plus belles voix de la planète.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (8)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

L’ange de la folk-music américaine, Weyes Blood, redescend sur terre le temps d’un cinquième opus à la magie langoureuse, le divin And In The Darkness, Hearts Aglow.

La formule concoctée par Natalie Laura Mering n’évolue guère mais le résultat est toujours aussi impressionnant. Derrière l’apathie instrumentale paradisiaque, le chant de sirène auquel l’on peine à résister touchent à nouveau au plus juste. La lenteur country de It’s Not Just Me, It’s Everybody lance d’emblée le processus d’enchantement. La pop symphonique de Children Of The Empire rehausse un peu le tempo de l’album, mais la ballade Grapevine replonge très vite l’ensemble dans la mélancolie. La comparaison avec la grande Lana Del Rey est évidemment inévitable, même s’il semble que la native de Santa Monica soit moins frappée de dépression que la diva new-yorkaise. Ces nouveaux morceaux à la beauté cristalline en disent d’ailleurs long sur l’histoire du folk américain, de Scott Walker à Joni Mitchell, en passant par les crooneurs des années 50 et la nouvelle génération dignement représentée par Perfume Genius, Bon Iver ou Alela Diane, le songwriting de la californienne est habité par cette base mélodique extrêmement solide. La seconde partie de l’album expose enfin les accointances pop de l’américaine sur les plus enjoués Twin Flame et The Worst Is Done.

Après avoir conquis le monde avec le sublime Titanic Rising, Weyes Blood enfonce vraisemblablement le clou de sa renommée avec les harmonies envoûtantes du céleste And In The Darkness, Hearts Aglow.