Rosalia - Motomami

 

 

 

 

  

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Auteure, compositrice et interprète espagnole, active depuis 2013, de son vrai nom Rosalía Vila Tobella.

 

De quoi parle-t-on ? :

Electropop tubesque basée sur le mélange du flamenco, du reggaeton et du R’n’B.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Musique « callente » qui incendie instantanément le dancefloor.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Chacun des morceaux de cet opus pourrait enflammer les hit-parades. 

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Les écoutes en streaming des morceaux de Rosalía se comptent en centaines de millions.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé

Style musical calibré pour entrer dans le moule de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (8)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Peu convaincu jusque-là par le flamenco mâtiné de R’n’B de l’espagnole Rosalía, la sortie de Motomami, bien qu’encensé par les médias alternatifs, n’avait pas suscité chez moi le moindre intérêt. L’écoute distraite du dantesque Saoko, puis plus assidue de l’ensemble de l’album a mis une grande claque à cet impardonnable dédain.

Loin des canons standards du R’n’B anglosaxon, le travail de la diva catalane, évidemment renforcé par ses paroles exclusivement en espagnol, glorifie plutôt le légendaire folklore ibère. Les tubes planétaires que sont Candy, La Fama (avec The Weeknd) ou La Combi Versace prennent évidemment beaucoup de place. Mais cela ne suffit pas à occulter la puissance vocale phénoménale apposée sur le flamenco de Bulerías, le reggaeton apocalyptique de Chicken Teriyaki, de Bizcochito et de CUUUUuuuuuute, ou encore le minimalisme langoureux des sublimes Hentaï, G3 N15 et Como Un G.

Avec la chaleur infernale de Motomami, la diablesse latine Rosalía allie brillamment deux éléments qui font rarement bon ménage, le succès populaire et la qualité musicale.