Johnny Marr - Fever Dreams Pts 1-4

 

 

 

  

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Musicien et chanteur Anglais, actif depuis 1982, évidemment guitariste et co-leader dans les années 80, avec Steve Morrissey, des légendaires The Smiths.

 

De quoi parle-t-on ? :

L’Anglais ne change pas de direction et poursuit sa route dans le rock britannique des années 80.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Le rock puissant et souvent enlevé instille parfois l’idée du mouvement.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

L’art du refrain est une science que le britannique semble parfaitement maitriser.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Style musical très mélodique, mais aujourd’hui plus trop dans l’air du temps.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé

Ensemble monocorde et fiévreux qui se fond sans encombre dans le moule de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (7)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Quatre ans après l’excellent Call The Comet, Johnny Marr revient avec Fever Dreams Pts 1-4, quatrième exercice en solo au conformisme rock pleinement assumé.  

Pts 1-4 pour les quatre parties que l’anglais devait alternativement sortir entre 2021 et aujourd’hui. Mais après avoir édité les deux premiers volets, Johnny Marr s’est ravisé et, sans passer par les cases trois et quatre, présente aujourd’hui son album dans son intégralité.

Pas de grande surprise avec ce nouvel opus, le britannique se complait toujours dans ce rock « so british » qu’il affectionne depuis le début des années 80. Mais le brillant six-cordiste possède toujours cette faculté de magnifier l’ordinaire harmonique. Cette orthodoxie musicale est divinement illustrée par le groove d’All This Day, de Sensory Street et de Night And Day, ou par la pop addictive de Lightning People, de The Speed Of Love, de Counter Clock World et de God’s Gift. Sur un ton monocorde, des accords du britannique émanent tout à la fois l’odeur du soufre et la force mélodique. Le grain de voix du mancunien est d’ailleurs à l’image de ses arpèges, suave, puissant, mais sans aucune fioriture.

Pour le bonheur qu’il nous a donné à l’époque des Smiths, nous ne remercierons jamais assez Johnny Marr. Son aura aujourd’hui est certes moins éclatante et son originalité légèrement en berne, mais reconnaissons tout de même qu’avec le très bon Fever Dreams il conserve à minima l’efficacité rock qui fît jadis sa renommée.