Chapelier Fou - Ensemb7e

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Comme une évidence, la métamorphose de l’electro downtempo mélodique du français Chapelier Fou en musique classique rayonne de mille feux sur l’album Ensemb7e.

A l’instar du DJ Danois Trentemøller (dont je conseille vivement le nouvel album, Memoria), Le Messin Louis Warinsky, pour atteindre les cimes ouatées de la voute céleste, maniait jusque-là à merveille l’alchimie des boucles synthétiques. Mais en 2021, le Lorrain décide de revenir aux bases de son éducation musicale et s’associe à la violoncelliste Camille Momper, à la violoniste Marie Lambert, au pianiste Grégory Wagenheim, au batteur Nicolas Stroebel, au clarinettiste Maxime Tisserand, et à l’altiste Maxime François, pour former le collectif Ensemb7e.

Après avoir peaufiné ses automatismes dans quelques salles de concert, le septette pose enfin ses notes de musique sur cet album de rework. Proche des volutes néo-classiques du compositeur Italien Luca d’Alberto ou des arpèges divins du musicien Breton Yann Tiersen, le travail du combo illustre au moins une chose, qu’il tutoie de très près l’extrême beauté. La puissance mélodique du sublime La Métamorphose Du Vide, ou des enjoués Tea Tea Tea et Le Triangle Des Bermudes, est telle que leur conversion à l’instrumentation classique semble aujourd’hui pleinement naturelle. Cette fantasia de cordes frottées, pincées et frappées, de bois et de percussions irradie ce délicieux exercice de réarrangement, mais aussi la langueur angélique de l’inédit Amoxicilline.

Le génie harmonique de Chapelier Fou n’était évidemment plus à démontrer, mais en empruntant la voie symphonique, l’artiste Français effleure d’un peu plus près les sommets de la scène musicale hexagonale.    

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