Yard Act - The Overload

 

 

  

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe anglais, actif depuis 2019, emmené par son chanteur James Smith, accompagné des musiciens Sam Shjipstone, Ryan Needham et Jay Russell.

 

De quoi parle-t-on ? :

Punk ou post-punk, très en vogue aujourd’hui outre-manche, qui rappelle parfois le travail des légendaires The Fall.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Danser le pogo lors des concerts du groupe ne sera vraisemblablement pas une difficulté.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Le flow intense de James Smith ne s’apprécie qu’après quelques écoutes.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Cette musique, souvent furieuse, et ce chant déclamé feront surtout le bonheur des amateurs du genre.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé

La compression ne peut altérer plus qu’il ne le fait lui-même ce style musical très proche du punk-rock et de ses codes basiques.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine (9)

 

Avec leur premier opus, The Overload, les Britanniques de Yard Act s’engouffrent à leur tour dans la brèche ouverte par la résurgence du mouvement (post) punk-rock.

Plus besoin aujourd’hui d’avoir une voix suave et mélodieuse pour entrainer les foules en délire. Les gouailleurs et hâbleurs de tout bord sont maintenant les mieux placés pour alimenter la chaudière rock. James Smith, dernier utilisateur en date du puissant spoken word, imprime d’emblée son discours satirique sur les riffs incandescents de l’éponyme The Overload. L’atmosphère prend une tournure plus pop sur le post-punk entêtant de Dead Horse. L’ombre de Mark E. Smith et des fantasques The Fall planent ensuite sur la vindicte sulfureuse du single Payday. Plus qu’un simple album de rock, The Overload s’apparente surtout à la mise en musique fiévreuse des petites histoires déclamées par le prolixe James Smith. Ces contes de la folie ordinaire répandent leur venin dans le bouillonnement harmonique de The Incident, de Land Of The Blind, ou encore dans la pop addictive de Tall Poppies.

L’Angleterre ne cessera donc jamais de nous surprendre. Alors qu’on la croyait exsangue après le marasme pandémique et un Brexit négocié aux forceps, voici que la perfide Albion se permet aujourd’hui de ranimer un courant musical que l’on pensait en voie de perdition. Les Yard Act avec le brillant The Overload supportent à merveille ce délicat effort de relance.