Darkside - Spiral

 

 

 

 

  

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Duo Américain, actif dans un premier temps de 2011 à 2014, puis reformé depuis 2018, composé du producteur américano-chilien Nicolas Jaar et du multi-instrumentiste Dave Harrington.

 

De quoi parle-t-on ? :

La part la plus sombre et la plus mélancolique de la musique synthétique, avec l’apathie de l’ambient, la noirceur du dubstep, et quelques éclaircies blues-rock ou pop.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Le rythme est souvent lent, voire très lent, difficile donc d’esquisser le moindre mouvement.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

A l’instar du premier album, la diversité des ambiances et des sonorités impose la répétition des écoutes.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Le blues de Liberty Bell pourrait élargir l’aura populaire du duo, le reste de l’album en revanche sera trop difficile d’accès à nombre d’auditeurs.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé

Les ambiances trop disparates de cet opus interdisent toutes tentatives de compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (8)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Après avoir impressionner ses pairs en 2013 avec la noirceur synthétique du sublime Psychic, le duo américain Darkside revient enfin hanter notre espace sonore avec Spiral, nouvelle source protéiforme de tourments harmoniques.

Les intonations variées du fabuleux Narrow Road impriment d’emblée l’orientation de ce nouvel opus, une longue entame lointaine, presque inaudible, puis la magie syncopée et mélancolique du dubstep. La face sombre du new-yorkais Nicolas Jaar et de son acolyte Dave Harrington se répand ensuite sur la pop crépusculaire du single The Limit. L’apathique The Question Is To See It All plonge plus profondément l'album dans les limbes du désespoir… avant que le blues-rock de Lawmaker et du langoureux Liberty Bell proposent ce qui se rapproche le plus d’un moment de « gaité ». Comme une sorte de bouquet final, les duettistes referment ce second exercice comme ils l’avaient débuté, en saupoudrant sur la froideur du dépouillé Only Young la magnifique intensité d’un solo de guitare.

Avec le glacial Spiral, les Darkside rafraîchiront nos suffocantes nuits d’été et prolongeront notre plaisir musical pendant encore bien des saisons.

 

 

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