Squid - Bright Green Field

 

 

  

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe anglais, actif depuis 2016, composé du chanteur et batteur Ollie Judge et des musiciens Louis Borlase, Arthur Leadbetter, Laurie Nankivell et Anton Pearson.

 

De quoi parle-t-on ? :  

A partir d’une base post-punk, les Britanniques soufflent le chaud et le froid et expérimentent les variations du post-rock, du punk, de la pop, du free jazz, ….

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Le tempo et l’intensité sont parfois élevés, mais les variations incessantes d’ambiances annihilent toute envie de mouvement.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

S’arrêter aux premières écoutes de l’album pourrait faire passer l’auditeur à côté d’un chef-d’œuvre.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Difficile d’appâter le grand public avec ces hurlements et ces expérimentations musicales parfois proches de la folie.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé

La compression risque d’intensifier l’envie de rejet de l’auditeur lors des premières écoutes de l’album.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine (9)

 

Après la sortie d’une poignée de singles déjà très remarqués, les Britanniques de Squid étaient attendus sur le terrain du premier album, l’ovni expérimental et vindicatif Bright Green Field vient enfin confirmer les espoirs les plus fous.

Le combo de Brighton ne s’impose aucunes limites, il aborde et amalgame dans un désordre millimétré les thèmes des antédiluviens krautrock et post-punk, du post-rock, ou du free jazz. Tour à tour hurleur, hâbleur et chanteur, Ollie Judge n’épargne déjà pas ses cordes vocales sur le bouillonnement jazzy de G.S.K. Le rock de Narrator, en duo avec la londonienne Martha Skye Murphy, semble assez classique jusqu’à ce que la démence psychédélique et la terreur ne s’emparent du morceau. Comme beaucoup d’autres sur l’album, Boy Racer contient deux parties bien distinctes, un début post-punk assez standard avant une plongée interminable dans les limbes de l’ambient. Le quintette alterne ainsi, souvent sur de longues plages, le calme, la colère et la fureur. Les ombres des enragés Idles, des turbulents Art Brut ou des petits nouveaux de Black Country, New Road semblent parfois planer au-dessus de cet opus, mais la signature des boucles expérimentales des Anglais véhicule cette petite flamme qui lui confère cette très grande originalité.

Certains vont adorer, d’autres vont détester, mais la musique des Squid ne laissera de toute façon pas l’auditeur indifférent. Pour peu que ce dernier ne lâche pas Bright Green Field lors des premières écoutes, l’expérience harmonique pourrait alors s’avérer phénoménale.

 

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