Paul McCartney - III

 

 

 

 

  

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Artiste anglais, monument incontournable de la scène rock internationale, en activité depuis plus de cinquante ans, évidemment maitre à penser avec John Lennon, jusqu’à leur explosion en 1970, du « monstre sacré » de la pop, les Beatles, fondateur par la suite et leader des Wings de 1971 à 1981, et enfin cette carrière solo entamée timidement au début des années 70 puis plus sérieusement en 1980.

 

De quoi parle-t-on ? :

Dans une version plus intimiste que sur Egypt Station, Paul McCartney aborde toujours ses thèmes de prédilection, la pop, le rock, le folk ou la soul.  

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Des titres comme Find My Way ou Lavatory Lil peuvent aisément inciter au mouvement, mais le tempo d’ensemble demeure plutôt intermédiaire.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Depuis les toutes premières chansons des Beatles, la science de la mélodie de Paul McCartney n’est plus à démontrer.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Paul McCartney va une nouvelle fois marquer les esprits avec ce très bel album.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Pour l’histoire d’un artiste dont les débuts remontent à une période où la compression n’était même pas un rêve (ou un cauchemar…).

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (8)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Enregistré en plein confinement et sans l’aide de personne, III est le cadeau de fin d’année que Paul McCartney offre à ses fans.

Puisque l’album se nomme III, rappelons qu’il y a eu dans un passé lointain un I puis un II, respectivement sortis en 1970 et en 1980, le triptyque s’échelonne donc sur cinquante années, soit une éternité dans la carrière d’un artiste. Sir Paul amorce son numéro de soliste dans l’atmosphère un brin orientale et acoustique de Long Tailed Winter Bird. L’addictif et entraînant Find My Way est le tube pop incontournable de ce nouvel opus. Avec sa voix de « vieux » crooner, le liverpuldien enchante le folk des sublimes Pretty Boys et Women And Wives. D’autres thèmes sont aussi de la fête, comme le rock sur les intenses Lavatory Lil et Slidin’, ou la soul sur Deep Deep Feeling. En passant encore par quelques très bons moments, la pop de Seize The Day et de Deep Down, cet opus se referme avec la langueur divine de Winter Bird/Wheeler Winter Comes.

L’on se demandait déjà lors de la sortie d’Egypt Station s’il y aurait d’autres albums de Paul McCartney, la question reste évidemment ouverte pour l’avenir, mais goutons simplement le plaisir de l’instant, la pop intimiste de III est l’œuvre d’un auteur, compositeur et interprète qui à soixante-dix-huit ans est toujours au sommet de son art.