Gorillaz - Song Machine, Season One Strange Timez

 

 

 

 

 

 

  

 

 

De qui parle-t-on ? :

Duo anglais, actif depuis 1998, composé du chanteur de Blur, Damon Albarn, et du graphiste et musicien Jamie Hewlett. Le visuel du groupe est imagé par un quatuor virtuel composé de 2-D, Noodle, Russel Hobbs et Murdoc Niccals.

 

De quoi parle-t-on ? :

Les Gorillaz amalgament comme d’habitude nombre de sonorités… mais l’album sonne finalement extrêmement pop.  

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

L’on se laisse facilement emporté par le groove incandescent de ce nouvel opus.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Le groupe améliore encore un peu plus son « instantanéité » harmonique.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Pac-Man, Désolé, ou encore quelques autres, sont largement taillés pour fédérer le grand public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

L’electropop, style souvent bien retranscrit dans la compression, est finalement le fil rouge de ce nouvel opus.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (8)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

A grand renfort de stars, Damon Albarn et Jamie Hewlett s’aventurent dans le fourre-tout harmonique hétéroclite et azimuté de Song Machine, Season One: Strange Timez…du très bon Gorillaz en somme !

Même si le précédent exercice The Now Now avait partiellement corrigé cette tendance, admettons que l’aura créatrice du duo britannique était depuis quelques temps déjà un peu entachée. Cette folie géniale de l’assemblage, grâce à la collaboration d’invités très bien choisis, semble aujourd’hui reprendre de la couleur. Le combo redore son blason en usant de quelques repères musicaux immuables, la patte féline des Cure et le chant du grand Robert Smith en personne sur l’ouverture Strange Timez, le laboratoire de recherche du Géo Trouvetou de l’indie-pop américaine, Beck, sur The Valley Of The Pagans, la basse divine de Peter Hook sur la pop d’Aries, et même l’accent cockney des stades britanniques sur le rock potache de Momentary Bliss. La voix inimitable de Damon Albarn accompagne aussi les sonorités urbaines habituellement explorées par le quatuor virtuel sur le hip-hop de Pac-Man, l’electropop de Chalk Tablet Towers avec l’extravagante St. Vincent, ou encore sur le superbe Désolé en duo avec la chanteuse malienne Fatoumata Diawara.

Cette compilation de la première saison de la websérie musicale Song Machine, lancée en janvier dernier, est une sacrée réussite. A l’instar d’une nouvelle saison de The Handmaid’s Tale ou des Walking Dead, nous sommes impatients de découvrir la suite des tribulations mélodiques des facétieux Gorillaz.