Born Ruffians - Squeeze

 

 

 

 

 

  

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe canadien, actif depuis 2004, composé de Luke Lalonde, Andy Lloyd, Mitch DeRosier et Steve Hamelin.

 

De quoi parle-t-on ? :

Dans la continuité du travail réalisé sur Juice, le combo propose une version plus aseptisée de ses habitudes rock.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

L’album n’inspire certes pas la mélancolie, mais le tempo d’ensemble permet au mieux de battre la mesure.  

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

L’intensité rock étant un peu en berne, c’est la fluidité harmonique qui prend le dessus sur ce nouvel album.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Contrairement à celle de Juice, l’approche musicale de cet opus est clairement plus apte à attirer le grand public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Pop-rock de facture classique qui ne perd pas son âme dans le moule de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (8)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Six mois à peine après le rafraichissant Juice, les canadiens de Born Ruffians sont déjà de retour avec le guilleret Squeeze.

Présenté comme le complément créatif des sessions de l’album sorti au mois d’avril, ce condensé de pop-rock solaire, plus qu’une simple compilation de chutes de studios, impose sa propre identité musicale. Ce constat lumineux est corroboré d’emblée par la langueur pop de Sentimental Saddle. Le rock mélodique de 30th Century War évoque un peu le post-punk de Cool For Cats des mythiques britanniques de... Squeeze. La canadienne Hannah Georgas accompagne le combo de l’Ontario le temps du fabuleux Waylaid, certainement la plus belle réussite de ce nouvel opus. Le surf rock des légendaires Beach Boys est aussi convié sur l’enjoué Rainbow Superfriends. Après la pop un brin naïve de Sinking Ships, le quatuor de Midland affiche encore son sens de la ballade sur les mélancoliques Death Bed et Albatross et sa propension pour l’efficacité rock sur le bouillant Noodle Soup.

Squeeze forme avec Juice le diptyque harmonique parfait et confirme la santé étincelante des Born Ruffians en cette difficile année 2020.