Bright Eyes - Down In The Weeds, Where The World Once Was

 

 

 

 

 

  

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe américain, actif dans un premier temps de 1995 à 2011 puis reformé depuis le début de cette année, toujours emmené par le trio Conor Oberst, Mike Mogis et Nathaniel Walcott.

 

De quoi parle-t-on ? :

Le trio revient avec l’indie-folk classieux qui fit autrefois sa renommée.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Le tempo, quelques rares fois enjoué, demeure globalement assez lent.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Les mélodies sont tout bonnement sublimes, que dire de plus.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

La pureté harmonique et le sens de la mélodie du combo pourraient aisément accrocher l’oreille de l’auditeur.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Mise en musique extraordinaire qu’il serait dommage d’enfermer dans le moule de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine (9)

 

En cette année assez difficile, une bonne nouvelle vient au moins égayer notre quotidien, la reformation du trio américain Bright Eyes. Absent des débats musicaux depuis presqu’une décennie, le combo du Nebraska scelle son retour de bien belle manière avec la sortie du sublime Down In The Weeds, Where The World Once Was.

Un soupçon de R.E.M, une maitrise bluffante du dosage harmonique et des arrangements, le tout magnifié par l’immense talent du trio d’Omaha, l’auditeur ne résistera pas longtemps à ce nouveau chef-d’œuvre de folk-pop mélancolique. L’introductif Pageturners Rag, s’il est en total décalage avec la suite de l’album, s’avère en définitive sans grand intérêt. Les choses sérieuses commencent donc avec la langoureuse et addictive ballade Dance And Sing. Sur un tempo toujours assez lent et dans un désir constant de perfection et de beauté mélodique, les Bright Eyes rayonnent sur le rock ombrageux de One And Done, la bossa nova synthétique de Pan And Broom ou sur l’ode celtique du fantastique Persona Non Grata. L’aura vocale suave de Conor Oberst ajoute le petit supplément d’âme nécessaire à toute grande production musicale et se love par exemple à merveille à l’ambiance enjouée de Tilt-A-Whirl ou à celle plus plaintive de Hot Car In The Sun.

Avec ce dixième opus studio, les ensorceleurs de Bright Eyes signent une œuvre magistrale et reprennent leur place au sommet de l’olympe de l’indie-folk.