Phantom Planet - Devastator

 

 

 

 

 

 

  

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe américain au parcours chaotique, actif dans un premier temps de 1994 à 2008, puis reformé en 2019 avec le line-up de la première séparation, Alex Greenwald, Sam Farrar, Darren Robinson et Jeff Conrad.

 

De quoi parle-t-on ? :

Rock pour grands espaces, typique du style nord-américain, calibré pour le passage en radio.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Même si la seconde partie de l’album est plus langoureuse, le rythme d’ensemble et l’intensité demeurent soutenus.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Les Phantom Planet devraient à nouveau, si ce satané virus nous en laisse le loisir, attirer les foules lors de leurs prestations scéniques.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Des tubes comme Party Animal, Only One ou Time Moves On, devraient toucher au cœur le grand public.  

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Les moyens de production énormes et le style monocorde se fondent assez bien dans le moule de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (7)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

S’il est un groupe que l’on ne pensait jamais revoir, Phantom Planet est alors celui-ci. Quasiment aux abonnés absents depuis la fin de l’année 2008, le combo de Los Angeles renait de ses cendres avec l’excellent Devastator.

Marqués au fer rouge par l’incontournable California, leur tube planétaire sorti en 2002, les américains ont peiné par la suite à faire entendre le reste de leur production musicale. Pourtant, ce rock ample et richement produit, soutenu par une section rythmique omniprésente et percutante, est incontestablement du pain béni pour les amateurs de singles rock fédérateurs. Toujours emmené par le chant suave de son guitariste, Alex Greenwald, le quatuor expose une nouvelle fois son sens inné de la mélodie. Les tubes fiévreux Balisong, Party Animal, Only One et surtout Time Moves On, sont clairement voués à l’inflammation des salles de concerts. Dans la seconde partie de l’album, les californiens adoucissent quelque peu leurs harmonies, et s’abandonnent dans la langueur magnifique de Through The Trees, de Torture Me, de Dear Dead End ou encore de Gold Body Spray.

Que les fans soient donc rassurés, les douze ans qui séparent Devastator de son prédécesseur, Raise The Dead, n’ont pas altéré la flamme créatrice et la ferveur des Phantom Planet.