Rolling Blackouts Coastal Fever - Sideways To New Italy

 

 

 

  

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe australien, actif depuis 2013, composé de Fran Keaney, Joe White, Marcel Tussie et des deux frères Russo, Tom et Joe.

 

De quoi parle-t-on ? :

Rock indépendant mélodique et enlevé dont les intonations ressemblent parfois aux arpèges des américains de The War On Drugs.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Sur la longueur de cet album, les australiens ne relèvent pas beaucoup le pied de l’accélérateur.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Derrière l’énergie rock, les australiens maitrisent à merveille l’art du refrain.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Style musical construit en priorité pour les amateurs de rock vitaminé.  

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Ce rock monocorde joué avec entrain ne perd pas sa puissance dans le carcan de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (8)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Déjà remarqué en 2018 avec l’excellent Hope Downs, le combo australien Rolling Blackouts Coastal Fever confirme aujourd’hui son talent sur un second opus à la chaleur rock sautillante, Sideways To New Italy.

Ce n’est pas l’originalité qui excite de prime abord l’intérêt de l’auditeur dans la musique des originaires de Melbourne. Ce rock indépendant pur jus, très imprégné d’un style habituellement très en vogue du côté nord-américain, ne brille guère par son excentricité. Le légendaire label Sub Pop a pourtant succombé à la débauche d’énergie, à l’odeur de sueur et à la grande musicalité imposées par les Rolling Blackouts Coastal Fever. En effet, comment résister aux arpèges tonitruants et groovy de The Second Of The First, de Falling Thunder, de She’s There, de Cars In Space, de Cameo ou encore de Not Tonight. Petite curiosité supplémentaire dans la composition du quintette, les trois guitaristes, grands adeptes de fuzz et d’accords festifs, apposent alternativement leurs vocalises célestes sur les harmonies de ces dix nouvelles mélodies.

Avec Sideways To New Italy, les Rolling Blackouts Coastal Fever ne révolutionnent clairement pas leur approche musicale. Mais l’entrain communicatif et l’interprétation sans faille de la formation aussie suffisent largement à satisfaire l’amateur de rock indépendant.