Badly Drawn Boy - Banana Skin Shoes

 

 

 

 

 

  

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Projet solo du musicien et chanteur anglais Damon Michael Gough, actif depuis 1995.

 

De quoi parle-t-on ? :

Retour en fanfare du britannique avec un ensemble synthétique alternant l’indie-pop entrainante et les ballades folk.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Ne cherchez point ici une trace de morosité car l’entrain electropop est plutôt de rigueur.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Il faut s’attendre à ce que les mélodies de Is This A Dream, Tony Wilson Said, I Need Someone To Trust, Colours ou Fly On The Wall s’insinuent doucement dans nos esprits.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

L’album a clairement le profil type du carton populaire.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Même le spectre de la compression n’arrivera pas à altérer cet élan d’optimisme et de bonne humeur.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (8)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Égaré dans l’apathie depuis dix ans en raison d’une rupture amoureuse douloureuse, le mancunien Badly Drawn Boy renaît enfin de ses cendres sur un opus de pop radieuse, Banana Skin Shoes.

Le ton guilleret et musicalement orgiaque de l’éponyme Banana Skin Shoes imprime d’emblée la feuille de route rythmique de cette nouvelle production. Ce réveil fantastique, que l’on peut comparer au versant pop rayonnant de l’américain Beck ou à l’album Wake Up! des regrettés Boo Radleys, remet en lumière le songwriting oublié du britannique Damon Gough. Même si leurs paroles acerbes règlent au passage quelques comptes, les mélodies solaires de Is This A Dream, Tony Wilson Said, I Need Someone To Trust, Colours et autre Fly On The Wall, magnifiées par le chant toujours suave du britannique, transpirent par tous les pores la joie electropop. En dehors de cette explosion des sons et des sens et à l’instar des plus belles heures de son chef-d’oeuvre The Hour Of Bewilderbeast, Damon Gough n’oublie pas d’exprimer aussi son talent dans la langueur, sur les ballades I Just Wanna Wish Your Happiness, Funny Time Of Year ou Never Change.   

Banana Skin Shoes se termine avec une belle promesse pour l’avenir, I’ll Do My Best, et vu les sommets atteints aujourd’hui, l’on aurait plutôt tendance à cautionner cette note d’optimisme de l’orfèvre de la pop, Badly Drawn Boy.