US Girls - Heavy Light

 

 

 

 

 

 

 

 

  

De qui parle-t-on ? :

Projet solo de la musicienne et chanteuse américaine Meghan Remy, active depuis 2007.

 

De quoi parle-t-on ? :

Amalgame lumineux de pop, de folk et de jazz, soutenu par nombre de musiciens et de choristes.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Le rythme est réhaussé par la pop d’Overtime ou d’And Yet It Moves/Y Se Mueve, mais le tempo d’ensemble demeure assez lent.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Le foisonnement harmonique de ces nouvelles mélodies s’apprécie sur la durée.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Malheureusement, peu de gens, de ce côté-ci de l’Atlantique, devraient découvrir cet album. Ceux qui auront cette chance apprécieront certainement l’expérience.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Cette musique luxuriante et la voix impressionnante de Meghan Remy ne sauraient se satisfaire du carcan de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine (9)

 

Encensée en 2018 lors de la sortie de son chef-d’œuvre, In A Poem Unlimited, la crooneuse américaine Meghan Remy confirme aujourd’hui son immense talent avec Heavy Light, septième album studio aux arpèges plantureux et fabuleux.

Sur les treize titres que contient cet opus, trois sont des relectures de travaux antérieurs à In A Poem Unlimited (Overtime issu de l’EP Free Advice Column, State House issu de U.S. Girls On KRAAK et Red Ford Radio issu de Go Grey) et trois sont de courtes histoires sans musique (et sans très grand intérêt…) superposant quelques anecdotes et conseils contés par les choristes ayant travaillés sur Heavy Light. Si les revisites, agrémentées de chœurs, de cuivres et de moyens de production dignes de ce nom, s’avèrent tout bonnement prodigieuses, la nouveauté ne concerne donc que sept morceaux. Mais ce peu d’innovation, melting-pot de jazz, de pop, de folk et creuset du chant extraordinaire de Meghan Remy, représenté par l’americana du single 4 American Dollars, la pop de The Quiver To The Bomb, les rythmes latinos de And Yet It Moves/Y Se Mueve ou encore les ballades IOU et Born To Loose, élève l’auditeur au sommet du nirvana harmonique.  

Peu connu de ce côté-ci de l’Atlantique, U.S. Girls fait avec ce brillant Heavy Light un effort remarquable d’ouverture sur le monde.