Soccer Mommy - Color Theory

 

 

 

 

 

  

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Chanteuse et musicienne américaine, actif depuis 2015, de son vrai nom Sophia Regina Allison.

 

De quoi parle-t-on ? :

Rock mélodique alangui et intimiste, aussi exploré par l’américaine Frankie Cosmos, qui puise son inspiration dans la musique indépendante des années 90.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Les gimmicks répétitifs de ces mélodies apportent un certain entrain et empêchent que l’ensemble ne sombre définitivement dans la lenteur.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Les mélodies sont simples, directes et d’une très grande fluidité harmonique.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Ce rock pourtant très musical mais un peu trop répandu a peu de chances de sortir des radars de l’indifférence…

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

La voix suave de la frêle Soccer Mommy alliée à ce rock intimiste souffre peu du carcan de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (8)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

La théorie des couleurs prônée par l’américaine Soccer Mommy est loin de figurer l’intense chatoiement et l’éveil des sens, c’est au contraire le bleu pâle de la mélancolie, le jaune pisseux de la déchéance et le beige lavasse de la disparition qui illustrent la pochette de ce déjà quatrième album.

Le rock mid-tempo de Sophia Regina Allison n’est pourtant pas si morose. S’il exprime sans détours les travers de la maladie et la mort, son allant harmonique invoque une forme certaine d’enthousiasme. Le gimmick rock accrocheur et un brin simpliste de Bloodstream, entame faussement alanguie de Color Theory, expose assez bien cette ambivalence entre entrain mélodique et noirceur du propos. Le chant gracile de la native de Nashville, très proche de celui de ses compatriotes Snail Mail et Frankie Cosmos, se fond à merveille dans les arpèges feutrés de ce rock indépendant tout droit venu des années 90. Dix titres à l’essence commune, touchés par la grâce et portés par quelques étendards, le single Circle The Drain, le superbe et très long Yellow Is The Color Of Her Eyes ou encore Lucy, voici le menu enchanteur offert par ce nouvel opus.

Le rock intimiste et quasi lo-fi de Color Theory, pensé à la base pour les petits espaces, ouvre en grand la porte de la reconnaissance artistique à la très jeune et très talentueuse Soccer Mommy.