Real estate - The Main Thing

 

 

 

 

 

  

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe américain, actif depuis 2009, emmené par le guitariste et chanteur Martin Courtney, accompagné des musiciens Julian Lynch, Alex Bleeker, Jackson Pollis et Matt Kallman.

 

De quoi parle-t-on ? :

Le style folk-pop éthéré n’évolue guère, même si le combo accentue encore un peu plus son penchant pour la mélancolie.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Le tempo d’ensemble bascule plutôt du côté de la lenteur.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

A l’instar de leurs précédents opus, les Real Estate peaufinent à l’envi la fluidité harmonique de ces nouvelles mélodies.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Style très agréable à l’écoute mais somme toute assez neutre pour la grande majorité des auditeurs.

  

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Folk-pop aérienne et limpide qui ne souffre guère de l’étroitesse de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (7)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Les Real Estate, orfèvres en chef de l’indie-pop américaine, sont de retour avec un cinquième opus aux intonations mélancoliques, le gracile The Main Thing.

Toujours tracée dans le sillon de l’americana pop, suivi par ailleurs par Kurt Vile ou par The War On Drugs, la musique du combo de Ridgewood ne connait guère la notion d’évolution. Sur un fond de fin de semaine harassante, l’entame Friday déploie déjà sa grande langueur. Le single Paper Cup, en collaboration avec Amelia Meath, chanteuse de l’une des nouvelles coqueluches de la synthpop britannique, le duo Sylvan Esso, est le rayon de soleil pop de ce nouvel opus. The Main Thing est effectivement un album sans grand entrain qui prône le spleen plutôt que l’allégresse. A part quelques timides envolées rythmiques disséminées dans la pop de You, de November, de Silent World ou de l’éponyme The Main Thing, Martin Courtney préfère diffuser son chant suave sur les arpèges alanguis de Gone, de Falling Down, d’Also A But, de Shallow Sun, de Procession et du final Brother.   

L’on ne se lasse pas encore de cette pop léchée et aérienne, mais il faudrait toutefois, sous peine de lassitude, qu’après cet honnête Suddenly, les Real Estate songent enfin à ajouter quelques variations harmoniques dans leurs si belles mélodies…