Pet shop boys - Hotspot

 

 

 

 

 

 

  

 

 

De qui parle-t-on ? :

Duo anglais, actif depuis 1981, composé des mythiques Neil Tennant et Chris Lowe.

 

De quoi parle-t-on ? :

Fidèle à la synthpop des années 80, le duo revisite à l’infini ce style. Il invoque toutefois sur ce nouvel opus l’inspiration des allemands de Modern Talking.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Difficile de résister au groove incandescent d’un Will-O-The-Wisp, d’un Happy People, d’un Dreamland ou d’un Monkey Business.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Les Pet shop boys possèdent depuis leurs origines l’art du tube planétaire.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Bien qu’aujourd’hui antédiluvien, ce style d’electropop dansante plait énormément au grand public. 

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

L’approche mélodique et un peu simpliste de la synthpop se marie bien avec l’étroitesse de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (7)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Avant même de se lancer dans l’écoute d’un nouvel album des Pet Shop Boys, l’on sait évidemment quel style musical l’on va découvrir. Alors que les avides d’expérimentations et de grands chambardements passent leur chemin car ce quatorzième opus ramène une nouvelle fois le duo quarantenaire à ses origines synthpop.

En revanche, pour les nostalgiques du synthétisme eighties, le dansant Hotspot est tout simplement l’album parfait. Neil Tennant et Chris Lowe ne se contentent pas de revisiter leur propre répertoire, sur trois morceaux au fort pouvoir addictif, l’entame Will-O-The-Wisp, Happy People et le single Monkey Business, ils rendent hommage à un autre célèbre duo, allemand celui-ci, les Modern Talking. Les deux londoniens mettent encore le feu au dancefloor avec le groove tonitruant de Dreamland. Mais Hotspot compte aussi quelques pépites au tempo plus tempéré, comme les langoureux You Are The One, Hoping For A Miracle, Only The Dark et Burning The Leather. Après neuf titres plutôt réussis, l’album se termine sur un léger bémol, la version electropop un brin racoleuse de La Marche Nuptiale de Félix Mendelssohn sur Wedding In Berlin… mais ne doutons pas qu’à l’avenir cette adaptation aura une place de choix dans la bande son d’une multitude de mariages.

Coincée dans une bulle temporelle qui tourne en boucle depuis les années 80, la musique des Pet Shop Boys ne connait pas la théorie de l’évolution. Mais, à l’instar de cet attachant Hotspot, a-t-on réellement besoin d’évolution lorsque l’on prend toujours autant de plaisir à entendre ces harmonies synthétiques enchanteresses ?