Alexandra Savior - The Archer

 

 

 

 

 

  

 

 

De qui parle-t-on ? :

Musicienne et chanteuse américaine, active depuis 2013.

 

De quoi parle-t-on ? :

Alexandra Savior délaisse quelque peu la luxuriance pop entrevue sur son premier exercice, Belladonna Of Sadness, et se concentre aujourd’hui sur la langueur et le dépouillement de la folk-music.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

A part deux ou trois morceaux qui nous permettent de battre la mesure, l’ensemble est globalement d’une assez grande lenteur.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

A l’instar de l’un de ses modèles, la grande Lana Del Rey, Alexandra Savior maitrise parfaitement les harmonies.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Ensemble très mélodieux, mais un peu trop mélancolique pour satisfaire le grand public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

La splendeur de cette musique et la voix sublime de la belle américaine ne sauraient supporter l’étroitesse de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (8)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Après un excellent premier opus, Belladonna Of Sadness, ouvert aux collaborations prestigieuses et sur le monde, l’américaine Alexandra Savior revient avec une approche plus intimiste et plus solitaire sur son second exercice, The Archer.

La folk-music de la native de Portland suit sans conteste le sillon tracé par la diva du genre, son illustre compatriote Lana Del Rey. Mais les notes douces amères de The Archer proposent une vision assez personnelle de la mélancolie. L’album commence avec le « minimalisme » du piano sur le très calme Soft Currents. Le chant suave d’Alexandra Savior prend un peu plus de corps sur le psychédélisme seventies de Saving Grace. Après un retour à la tristesse du folk sur le langoureux Crying All The Time, vient le tour de la pop imparable du single Howl. La seconde partie de l’album connait une petite montée en régime avec les plus intenses Can’t Help Myself et The Phantom, mais c’est la lenteur qui règne encore en maitre sur la sublime triplette finale, Bad Disease, But You et The Archer.

Alexandra Savior ne choisit pas la voix de la facilité, ce second opus aurait pu surfer sur la vague pop de l’addictif Belladonna Of Sadness, mais son immense talent et son esprit d’indépendance lui permettent aussi de rayonner sur les arpèges plus austères de la folk-music.